H. Havard. Dict. de V Ameublement, t. 11, col
jardinière \ Nombre d’ébénistes travaillaient pour sa maison, avec les fondeurs Kern et Lequine, les ciseleurs Dobo et Cormier, les doreurs Quantin, Desmarais, Hérouart \ Vers la fin du Consulat, Guichemerre alla s’installer sur le boulevard Saint-Antoine 1 2 3. En 181 1, il obtint du Gardemeuble une commande comprenant plusieurs grandes armoires en acajou munies de tiroirs en chêne4. Il mourut l’année suivante3.
GUIDON est mentionné parmi les principaux ébénistes de Paris dans Y Almanach général des Marchands du Royaume pour les années 1772 à 1774. On aurait peine à deviner que cet artisan s’appelait en réalité « Gosselin », s’il ne se trouvait désigné correctement dans les éditions postérieures du même annuaire.
GUIGNARD (Pierre-François QUÉNIARD, dit), ébéniste parisien, né en 17406, guillotiné le 30 juillet 1794. Fils d’un artisan libre, il venait de passer maître le 21 janvier 1767 7, quand il s’établit fabricant et marchand de meubles rue de la Roquette. Il mena ses affaires avec succès et prit rang parmi les principaux commerçants du quartier8. Pour son malheur, il voulut jouer un rôle dans le drame de la Révolution : électeur départemental, puis président du comité de la section de Montreuil, Quéniard devint membre de la Commune insurrectionnelle du 10 Août 9. Quoiqu'il paraisse avoir tenu dans ce conseil une place très effacée, le pauvre homme n’échappa point aux représailles qui suivirent la chute de Robespierre. Mis hors la loi avec tousses collègues au soir du 9 Thermidor, il porta deux jours après sa tête sur l’échafaud10.
On lui doit des productions très estimables signées du sobriquet qu’il tenait de famille et sous lequel il était connu dans le commerce : P. F. GUIGNARD. Notre Mobilier national conserve de lui une somptueuse commode en laque noire de style chinois, portant aux angles des faisceaux de licteurs en bronze doré. Ce morceau remarquable, que représente la planche XXVII, orne l’un des salons du ministère des Finances. D’autres ouvrages du maître offrent de fines marqueteries ombrées, comme le secrétaire à décor de gerbes fleuries et trophées de chasse qui figurait dans l’ancienne collection J. Lassalle lI. Un plus grand nombre sont en acajou. Ces derniers rappellent souvent les ébénisteries anglaises par leur distinction un peu froide et les soins apportés à leur polissage. Fe docteur Quenot possède un bureau de ce genre, en bois ronceux, avec des incrustations de citronnier qui simulent des cordons de perles.
Un ébéniste du même nom, François Guignard, sans doute fils du précédent, prit part au siège de la Bastille et s’enrôla en 1790 dans le Ier bataillon des volontaires de Sainte-Marguerite I2.
1. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5692. Livre de l’ébén. Guichemerre (ans VII et suiv.). — Reg. 2976. Journal du mardi. Trintzius, an X.
2. Id. Bilans, cart. ioi, bilan de Gabriel Guichemerre, md de meubles, 21 brum. an XIV. — Ibid, bil du fondeur Kern, 5 frim. an XIV. — Livrés de Commerce , reg. 5692.