‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 176 sur 397 · Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y · texte numérisé non relu

Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y

10. Id. Y. 1 4 1 12, 2oct. 1782. Cet ébéniste ne figure pas sur

le tableau de sa corporation publié à la fin delà même année.

11. Liste générale des M^ Men.-Ebén. de Paris, 1782. — Arch. nat. Y. 14115,9 mars 1785.

12. Annonces, Affiches et Avis divers, 28 avril 1789, p . 1256.

13. Bibliographie : John Aldam Heaton, Furniture and Décoration during the XVIIPh cent. London, 1889. — J. Munro-Bell. Chippendale. Sheraton and Heppelwhite, London, 1900. — R. S. Clouston. English Furniture of the, XVIIP^ cent. — P. Mac- Quoid. Hist. of English Furniture. London, 1904, t. IV. — Constance Simon. English Furniture designers, 1907. — Cescinsky. English Furniture of the XVIIP h cent. — J. -G. -J. Penderel Brodhurst. Heppelwhite ( The Encyclopxdia britannica, n,!l éd., t. XIII, p. 305-306) etc.

vivant. En tous cas, ces modèles méritaient la faveur qui les accueillit. Ils sont composés avec goût et ne manquent pas d’originalité. Moins directement inspirés de l’art gréco-romain que les savantes créations de l’architecte Robert Adam, ils procèdent d’une fantaisie plus libre, plus naïve, plus spontanée, qui les rattache davantage aux traditions nationales. Les exemples reproduits sur notre planche XXXI permettent d'apprécier leur fine et souple élégance.

HERICOURT (Antoine), notable fabricant et marchand de meubles à Paris, né entre 1730 et 1735, mort au début de 1792. Il gagna la maîtrise le 30 octobre 1773, devint député ou conseiller de sa corporation en 1782, adjoint aux syndics en 1786 et syndic l’année suivante *. Les magasins qu’il exploitait rue du Faubourg Saint-Honoré, vis-à-vis l’hôtel Montbazon, eurent une grande vogue. La baronne d’Oberkirch les visita lors de son second séjour à Paris en juin 1782 : « Après un repas conjugal, écrit-elle dans ses Mémoires, je me rendis chez un ébéniste appelé Ericourt (sic), qui faisait des meubles merveilleux. Il nous en montra de toutes les manières ; j’y passai plus de deux heures... » A diverses reprises ce maître fut chargé de fournir des tables à jeu pour les bals de la Cour et des meubles de fantaisie destinés aux présents du Roi1 2 3. Après sa mort, ses marchandises firent l’objet d’une vente aux enchères qui dura plusieurs jours h On a relevé son estampille A. HERICOURT sur de très jolies pièces, telles qu’une paire d’encoignures en bois satiné que possédait feue Mme Casimir-Perier 4 5, et une petite console en laque de Chine ayant figuré dans l’ancienne collection du marquis de Biron s (pl. XXX).

Nicolas, frère du précédent, né en 17296, mort le 16 avril 17907, avait aussi pratiqué l’ébénisterie dans sa jeunesse, mais il abandonna ce métier de bonne heure pour s’adonner exclusivement au commerce des meubles. Cité comme fournisseur de la Couronne dès 1763 8, Nicolas Héricourt compta parmi ses clients le prince de Condé9, le duc d’Aumont 10 et l’archevêque de Tours". Sa maison occupait de vastes locaux, en face de la Bastille, à l’entrée de la rue du Faubourg Saint-Antoine, du côté de la rue de Charenton sur laquelle les magasins avaient une seconde issue12. La veuve de ce marchand, Dorothée Kropper, conserva les mêmes établissements jusque sous le Directoire I5.

HERMESSENT. Voy. Harmesen.

HERMITE. Voy. Lhermite.

HERON. — • Le catalogue d’une vente collective, qui eut lieu à la Galerie Georges-Petit le 13 mai 1922, signalait la marque VEUVE HERON sur un lit d’époque Louis XV, à deux dos-

1. Liste générale des Mes Men .-Ebén. de Paiis, 1782-1789. — Arch. nat. H2. 2118.

2. Arch. nat. O1. 3078-3079; O1. 3645-3646. Mémoires de Hauré. — Bibl. nat. Mss.fr. 7817.

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