JEAN-BAPTISTE HÉDOUIN
Meuble d’entre-deux formant secrétaire, en marqueterie à fleurs et oiseaux.
( anc . coll. Doistau).
Planche XXXI
Cte F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XV II T SIÈCLE.
HEPPELWHITE.
Dessins de meubles,
d'aprcs des planches du Cabinet Maher’s and Upholsler's (iuide ( 1788).
siers renversés, en bois sculpté de fleurs et feuillages. On connaît un maître menuisier-ébéniste nommé Charles Héron, « du nombre des 6 créés par ledit du mois de Juin 1725, à cause du mariage du Roy » ; il résidait en 1745 rue Culture-Sainte-Catherine
HÉROUX, maître menuisier en meubles à Paris, exerçant vers la fin du règne de Louis XIV, fut un des premiers à produire en France des sièges cannés dont la mode venait d’Angleterre. Jaloux du succès obtenu par ces sortes d’ouvrages, les vanniers prétendirent s’en assurer le monopole et intentèrent en 1711 un procès à Héroux pour usurpation de leurs privilèges. Le lieutenant de police d’Argenson soutint dans cette affaire les droits des menuisiers 1 2 qui finirent, non sans peine, par obtenir gain de cause.
HERSTEL. Voy. Erstet.
HERTEL (Georges), reçu maître ébéniste à Paris le 5 mars 1779, travailla assez obscurément rue du Faubourg Saint-Antoine, puis rue des Tournelles, d’où son atelier ne disparut qu’en 18123.
HERTIER (Jean-Baptiste-Nicolas) fut menuisier de la Chambre et des Menus-Plaisirs, aux appointements annuels de 300 livres, à partir de 1696 jusqu’en 1723, date de sa mort. Il était fils et petit-fils d’artisans qui avaient tenu le même emploi depuis le règne de Louis XIII4. Hertier faisait surtout des travaux de grosse menuiserie ; mais il eut aussi l’occasion de fournir pour le service de la Cour quelques meubles pliants ou démontables, comme des lits de veille à charnières et crochets, des échelles de bibliothèque en plusieurs parties, des tables brisées, et des chaises de garde-robe se ployant en cassettes 5,
HERVE (Francis), ébéniste et tapissier à Londres, établi Lower John Street, Marylebone, vers 1790, produisait spécialement des sièges légers dénommés cabriole-chairs par allusion à nos petits fauteuils dits cabriolets6 *.
HERVIEUX (Antoine-Marie), reçu maître-ébéniste à Paris le 7 octobre 1786, exerça rue de Lappe, puis rue Sainte-Marguerite, où il mourut le 30 juillet 1793 1 .
HEURTAUT (Nicolas), menuisier parisien, était fils d’un artisan du même métier et probablement neveu de son homonyme, le sculpteur Nicolas Heurtaut, membre de l’Académie de Saint-Luc. Né en 1720 8, il gagna la maîtrise le 9 décembre 1755 9 et s’installa rue de Bourbon- Villeneuve (aujourd’hui d’Aboukir), où il entreprit avec succès, pendant une vingtaine d’années, la fabrication des bois de lits et de sièges I0. On en connaît d’excellents spécimens signés de sa marque N. HEURTAUT”. M. le duc de La Roche-Guyon possède, dans son château de famille,
1. Arch. nat. Y. 9324, 27 juil. 1740 ; Y. 10989, 6 oct. 1745.
2. De Boislisle et de Bretonne. Correspondance des Contrôleurs généraux des Finances, t. III, p. 378-379.
3. Liste générale des Mes Men .-Ebén . de Paris, 1782-1789. — Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2441. Journal du tap. Bonnemain jeune, 1785. — Ahn. du Commerce.