V. notam. vente G. Hœntschel, Paris, avril 1919, n
un très riche mobilier de bois doré que le maître exécuta pour cette demeure vers 1770. L’ensemble comprend deux canapés et douze fauteuils de formes singulières, à contours mouvementés et à décor classique, offrant sur tous leurs pourtours une rangée d’entrelacs interrompue par de larges rosaces en feuilles d'acanthe.
HILAIRE (Georges) exploita un atelier d’ébénisterie à Tours, après avoir passé maître dans cette ville en 1777 ‘.
HINDERMAYER (Xavier), marqueteur d’origine allemande, domicilié en 1789 au faubourg Saint-Antoine, fut un des Vainqueurs de la Bastille1 2 3. On le retrouve ensuite rue Greneta où il semble avoir travaillé comme ouvrier chambrelan. Vers le début de l’année 1800, il eut un litige devant le tribunal de commerce avec le marchand Bellangé, pour lequel il venait de faire un meuble d’acajou inscrusté de figures en bois de couleur. Les ébénistes Riesener, Jacob et Molitor furent chargés d’expertiser cet ouvrage, dont ils fixèrent le prix à 2i5ofrancs5.
HIPP (Michel), habile menuisier en billards, né en 1745, mort à Paris le 3 août 1796 4, résidait rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Saint-Nicolas, à Y Etoile d’Or. Il acquit la maîtrise le 15 octobre I782s; mais il avait auparavant exercé avec succès comme artisan libre, et, dès 1776, était devenu fournisseur du Garde-meuble pour les billards destinés aux maisons royales6. Hipp continua de recevoir des commandes de la Cour jusque sous la Révolution7. Sa dernière livraison fut celle d’un « billard d’enfant pour M§r le Dauphin aux Thuileries », en juillet 1791.
HOBENNE. Voy. Œben.
HOFFENRICHLER (Jean), dit POTORANGE. Voy. ce nom.
HOFFMANN (Abraham), cité comme ébéniste dans Le Livre des Collectionneurs de A. Maze- Sencier et le Dictionnaire de T Ameublement d’Henry Havard, était un menuisier de Paris, qui passa maître en 1776, puis habita tour à tour les rues Saint-Thomas et Saint-Jacques. Il ne fabriquait pas de meubles, mais produisait des ouvrages de menuiserie décorative, comme deux corps de bibliothèque qu’il exécuta en 1787 pour le service des Menus-Plaisirs8. Sous la Terreur, Hoffmann fit partie du jury de jugement des affaires criminelles9.
HOFFMANN (Jean-Diebold), natif de Kleinmünchen (Haute-Autriche), se fit recevoir maître à Paris le 21 juin 1785 ; il s’installa ensuite dans le passage des Petits-Pères10.