‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 18 sur 397 · Liste générale des Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Men.-Ebén. de Paris

10. Arch. nat. Y. 12044, 5 a°ût 1758. — Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 13, 26 sept. 1784.

11. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. II, p. 217.

12. Vente à Paris, 8 déc. 1920, n° 285. Ce meuble a repassé aux enchères à la Galerie G. Petit, le 4 juin 1921.

BAVANT (Jean-Louis), fabricant et marchand de meubles à Paris, était maître tourneur depuis 1758 L Lorsque la réforme de 1776 eut réuni le corps des tourneurs à celui des menuisiers-ébénistes, il devint député ou administrateur de la nouvelle communauté LA la tête d’un important fonds de commerce, Bavant possédait rue Neuve-Saint-Roch des magasins et ateliers ayant une seconde issue rue de la Sourdiére; il tenait en outre à bail des religieux jacobins une petite boutique dans l’impasse Saint-Hyacinthe. D’après les annonces de l’époque, on trouvait chez lui toutes sortes d ebénisteries en acajou, en laque et en placage; des damiers, trics-tracs et autres articles de tabletterie, ainsi que des ouvrages de tourneur comme des rouets et des métiers à broder1 2 3. Il mourut le n avril 1785 4 5, laissant deux fils qu’il avait associés à ses travaux. L’aîné, Jean-Nicolas, conserva l’établissement de la rue Saint-Roch jusqu’en 1803 s. Le second, Jean-Jacques, dit Bavant le jeune, était encore mineur à la mort de son père. Après la Révolution, il exploita un atelier boulevard Poissonnière et produisit de bons meubles en acajou, notamment des tables mécaniques « à la Tronchin » 6 7. Il vivait encore au début de l’Empire b

BAYER (François), originaire d’Allemagne, se fit recevoir maître ébéniste, à Paris le 5 décembre 1764 8. Les pièces d’archives le désignent parfois sous les noms francisés de Bayère ou Baillière. Après avoir débuté avec succès pendant une dizaine d’années rue du Faubourg-Saint-Antoine9, il alla s’installer rue Saint-Honoré, près de l'église Saint-Roch10. Il croyait sans doute arriver à une plus brillante situation au centre de la ville, mais son espoir fut déçu. Manquant de capitaux et accablé de charges, — car il avait une femme souvent malade et sept enfants à nourrir, — Bayer dut revendre son fonds moins de quatre ans plus tard. Le reste de son existence allait se consumer en vains efforts pour échapper à la ruine. Harcelé par ses créanciers, il émigre au faubourg Saint-Germain, tient boutique tour à tour rues de Taranne11 et du Vieux-Colombier, fait deux fois faillite en 1780 et 1781 I2, puis végète dans la misère jusqu’en 1783, date à laquelle on perd sa trace I3.

Le pauvre homme méritait pourtant un autre destin. Ardent au travail, scrupuleux en affaires I4, il exerçait habilement son métier et pratiquait surtout la marqueterie ombrée avec beaucoup d’adresse et de soin. Ses talents, appréciés dans le commerce15, lui avaient valu des clients de marque tels que la comtesse de Custine, les comtes de Brancas et de Saint-CyrIé. On connaît de jolies pièces signées F. BAYER. Les meilleures appartiennent au style transitoire de

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