Archives de la Seine. Livres de Commerce. Registre
maria, puis s’établit rue de la Roquette \ Il vécut jusque sous le règne de Louis-Philippe et fut pensionné en 1833 comme ancien héros du Quatorze Juillet.
BAUDIN (Noël), menuisier en meubles à Paris, né en 1719 1 2, mort vers 1784. Il gagna la maîtrise le 30 juillet 1763 3, ayant déjà dépassé la quarantaine. Domicilié d’abord rue Saint- Nicolas 4 5, il termina sa carrière rue du Faubourg-Saint-Martin. On lui doit des sièges largement traités, qui portent la marque N. BAUDIN. M. Émile Straus possède deux grands fauteuils à dossier lobé, sur lesquels se lit cette estampille. Un écran Louis XV du même auteur a fait partie de l’ancienne collection Labitte s.
BAUDON-GOUBAUT travaillait sous le Consulat, dans la cour des Petites-Écuries, au faubourg Saint-Martin. Comme les hostilités avec l’Angleterre entravaient alors l’importation des bois exotiques, il essaya le premier de substituer l’orme galleux à l’acajou dans l’ébénisterie de luxe. Son initiative lui valut une mention honorable à l’Exposition de 1806, où il avait présenté plusieurs ouvrages fabriqués de la sorte, parmi lesquels une grande bibliothèque à deux corps. Ce dernier meuble faisait partie d’un ensemble de quatre pièces commandées par l’Empereur pour la somme de 6.000 francs6. Plus tard, Baudon résida rue de Bondy, connu à la fois comme ébéniste et comme facteur d’orgues 7 .
BAUDRAY. Voy. Beaudret.
BAUMAN (Simon), menuisier de la cour de Suède, mort à Stockholm en 1713 8. Le château de Drottningholm conserve une armoire finement sculptée que cet artisan exécuta en 1699 pour la reine Hedwige-Éléonore, mère de Charles XII.
BAUMHAUER (Toseph), dit JOSEPH. Voy. ce nom.
BAUVE (Mathieu DEBAUVE ou de) fut reçu maître menuisier à Paris le Ier août 1754 9. Il habitait rue de Cléry, au Saint-Esprit. C’était un homme d’un caractère difficile, qui avait la réputation de « mépriser et insulter tous ses voisins ». Plusieurs eurent des démêlés avec lui, notamment ses confrères Boulard, Lebas et Delanois ‘°. On a retrouvé une quittance de ce menuisier concernant deux bois de fauteuils qu’il avait faits pour un de ses clients, le chevalier de Villefranche, et dont il obtint, à la suite d’un procès, la somme de 314 livres Après sa mort survenue vers 1786, sa veuve lui succéda pendant une année ou deux. On connaît de nombreux sièges signés de la marque BAUVE. Le plus remarquable est un grand fauteuil d’apparat en bois doré, — probablement un ancien trône épiscopal, — qui a figuré dans la collection Alphonse Kann 12 (pl. III). Le musée d’Art industriel de Hambourg a recueilli du même auteur un fauteuil plus simple, datant aussi de la fin de l’époque Louis XV.
1. Arch. de la Seine. Contrats demariage. Reg. 1983, 29 mars 1792. — Alm. du Com. de Favre et Duchesne, an VII, p. 155.