Th. Chippeudale. The Cabinet -tnaker’ s Director, London
1754. List of subscribers. — Kents Directory,\r]<)\ et suiv. — Universal British Directory, 1793.
5. Bibliographie: P. Lafond. Une famille d'ébénistes français : Les Jacob (dans le Bulletin de la Société des Beaux-Arts des Dép., 1894, p. 1331 et suiv.). — A. de Champeaux. Le Meuble, t. II, p. 293 à 296 et 302 à 309. — H. Vial, A. Marcel et A. Girodie.
XVIIIe SIÈCLE
Le premier d’entre eux fut Georges Tacor né an m , 159
let 1759 ; mort à Paris, le 5 juillet rSi^Vers’lage delêi ^ f “ BoUr§0S"c. ^ « juille métier de menuisier-ébéniste et s’initier à la sculnt, d“S h capitale aPP™dre
qu-,1 fit un stage, comme compagnon, dans l’atelier deLuTa^ei™' ^ ^ ra'S°nS * Cr°ire
se seraient développés la finesse de son goût et son génie el^T’ dUqUd
gagna la maîtrise, ayant présenté pour chef-d’œuvre , ’ Le 4 septembre 1765, Jacob
sédent encore ses descendants. Il débuta ensuite de 'cr'" ^ ^ «•“ p-
avant de s’installer dans un vaste immeuble de la rue ''J8'*'™ ^ Sai«t-Philippe,
s etendre a mesure que grandissait leur renom Dés I77! 7' 'T etabhssements devaient meuble royal -, qui l’employa dans la suite à des travaux deT' C°mmandes d“ Gardenotamment de restaurer des meubles de Boulle et ’ule d "T : °" ,e cha^gea
e Louis XIV exposés au Louvre présente ^ elmpL ToT/ ■ ^
k portaient de préférence vers la menuiserie d’art Ceo ^ ! ‘es g°ùts da ce maître
talent à produire des bois de sièges et de lit, des' écr C°nsacra !e meilleur de son
composai, les dessins e, entreprenait lui-même les scu ntu nC°nS°'eS’ des torch^ don, il
tous ses rivaux par la perfection de sa technique et ? Da”S Cet'e spécia,ité « surpassa
lut faisait donner aux œuvres les plus mode ? ’ P enC°re par ,a brillante fantaisie qui
de la plus harmonieuse élégance On peut lui atOtT^ tr°UVant toulours des formes nouvelles
accotoirs rampants et des pieds en console q^i'^lamctérisem bë'0" 4'S.ChisSis circulaires, des ptra souvent des modèles anglais ; l’un des premiers en F ,TP 565 °UVrageS’ 11 s’ins-
ou en gerbe, et fut aussi l’un des premiers à fabr’ a ’ façonna des dossiers en lyre
créations lui mérita la faveur de Marie-Antoinette" " d aCa'°U’ La hardiesse de ses
Jacob exécuta pour cette princesse une quantité d’oui ^ a’mait les nouveautés singulières.
Les plus extraordinaires furent ceux destinés au bo 6 g°Ût alléSori<iue du temps,
décoration comportait des torches et des r • b‘ d°‘r de 3 Reme à Versailles et dont la d,u Mystère, des épagneuls, Symbol s de , 1ZZ1‘ d“ ^ 'mages
d aigles, emblèmes de la France e, de l’Autrkhe Pl’u "T **'“ de co«s et d ''tes se trouvent dans les collections du Kunstgewerb M ^ dépendant de cet ensemble
décoratifs de Paris possède d’autres très beaux siètreî *• a"1"’ ’’ L° mUsée des Arts
ornés de cornes d’abondance et les dossiers surmonté, 7l Y" ?" CarqU°is’ ,es accoudoirs de roses. Ces meubles faisaient partie d’une suite d ° ^ ' aUtnch'en dans “ne couronne pour le salon des jeux de la Reine, au château de Sa’ sièges l'artiste créa
comtesse de Provence, qui lui demanda, entre autres morceaux °des piècesàT po53^ **
picces a «pommes chinoises»4.
Les Artistes décorateurs du Bois f i n 0 r — Ern. Dumonthier. Les Siè’sres de ?C ' 5 à r6o’,et H’ P' 244‘ Id- Les Sièges de Jacob frères fis 1 ' ^ ;
tante étude de M Hector Lf ’ 9 A ~ et surtout l'impor- Presse). M. Lefuei a bien Vnn SUr ^ Jacob C«=t. sous ouvrage, me communiquer quelques’ ^ reanPUbllCation de «>« Pour la présente notice -je lui L Y? • ruiseignements inédits ot.ee , je lut en expr.me encore ma bien vive
reconnaissance.
2. Cf. Rich/ Graul Z) afxvill V/'î 35.4}’ Î64U 1646, etc. MoUliar Berlin, ,9„s> p. I0, „ < D'Mn ,md
Le comte d’Artois le chargea de remeubler le palais du Temple, les châteaux de Saint-Germain et de Maisons, puis le fit concourir à l’installation de Bagatelle avec le sculpteur Rode et le doreur Ramier Le prince de Condé l’employa aux embellissements du Palais-Bourbon, de Chantilly, de Vilgénis, et commanda chez ce fameux fabricant les meubles destinés à l’hôtel de sa fille, la princesse Louise, rue Monsieur2. Georges Jacob avait encore pour clients le duc de Chartres 5, le prince de Conti 4, une foule de grands seigneurs, parmi lesquels les ducs de Liancourt et de La Rochefoucauld d’Enville 5, et des étrangers de marque comme la princesse Kinsky 6. Il eut même l’occasion de fournir des sièges pour le mobilier royal de Suède 7. Nommé en 1780 député ou conseiller de sa communauté 8, ce maître fut élu syndicadjoint en 1788 et aurait dû passer syndic l’année suivante si, avant l’époque prévue pour le renouvellement du bureau, la Révolution n’eût désorganisé les corps de métiers qu’elle visait à détruire.
Jacob venait alors de grandir sa renommée par une œuvre qui prouvait, mieux qu’aucune autre, son habileté professionnelle et la souplesse de son talent. Depuis quelques années, les idées politiques répandues dans la société française avaient suscité un fol engouement pour tout ce qui évoquait le souvenir des Grecs et des Romains. Un de leurs plus fervents admirateurs, le peintre Louis David, voulut posséder un mobilier exactement copié sur l’antique. Il en composa les modèles d’après les décorations des poteries toscanes et chargea Georges Jacob de réaliser son projet en utilisant des bois d’acajou sombres, qui devaient imiter la patine du bronze. L’adresse avec laquelle l’ébéniste sut traduire les idées du dessinateur contribua dans une large mesure au succès de ce genre nouveau, d’où allait naître le style Empire. On s’enthousiasma pour les meubles étrusques, et David, qui s’était lié d’amitié avec son collaborateur, continua de lui fournir des esquisses de lits et de sièges dans le même goût archaïque. Plus tard, quand son exaltation républicaine l’eut porté au pinacle, il usa de son influence pour faire meubler par Jacob la nouvelle salle des séances de la Convention dans le palais des Tuileries. Il inventa lui-même une chaise curule drapée de pourpre, qui devait servir de siège présidentiel. Les stalles des sept cent soixante députés, les banquettes du public, les bureaux des secrétaires et la grande tribune soutenue par deux griffons furent dessinés par les architectes Percier et Fontaine, alors jeunes débutants qui arrivaient de Rome. Quelques mois suffirent à Georges Jacob pour mener à bien cette immense entreprise.
Peu après, en pleine Terreur, Simon Julien peignit de lui un portrait qui se trouve encore dans sa famille. Le maître y apparaît sous les traits d’un solide Bourguignon, dont l’âge n’avait pas affaibli la vigueur, ni la fortune gâté la bonhomie. Son costume tricolore, — habit
■ 1. Arch. nat. R1. 313 à 335. . ' 5. Ibid. Vente de l’hôtel de La Rochefoucauld, faub. [Saint-]
2. Arch. du Musée Condé à Chantilly. Reg. des ordonnances Germain, an V, p. 4249. D’autres ouvrages exécutés par Jacob
des trav. du Palais Bourbon (1785-178 6) ; — Reg. des ordonnances pour le château de La Roche-Guyon font encore partie de l’ameu- (Chantilly, etc.), 1783-17S8. blement de cette demeure.
3. Arch. nat. F1’. 1263. Rapport des commissaires Boizot, 6. Catalogue de la vente du mobilier du chat, des Granges, Paris, Lemonnier et Desmarets sur les oeuvres d’art et objets précieux 2 juillet 1920, n° 103.
trouvés dans la Maison -Égalité (ci-dev. Palais-Royal), 22-24 7- Des pièces signées de son estampille sont conservées,
frimaire an II). depuis le règne de Gustave III, dans le pavillon de chasse du
4. Annonces, Affiches et Avis divers. Vente du cabinet du prince château de Drottningholm.
de Conty, an VI, p. 1685. 8. Arch. nat. H2. 21 18.
te F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIÈCLE.
Planche XXXI