JACOB FRERES
Bureau en acajou, exécuté pour le Premier Consul. (Château de la Malmaison).
JAVOY (Claude), reçu maître menuisier-ébéniste à Paris le 29 septembre 1779 ’, travailla rue d’Argenteuil jusque vers 1783, puis partit pour Nantes où il s’établit rue des Hauts-pavés. Profitant du prestige que lui donnait sa qualité d’artisan parisien, il accapara bientôt les commandes des principaux marchands de la ville. Aussi fut-il en butte aux persécutions des menuisiers nantais, qui arguaient de leurs privilèges pour essayer d’évincer ce concurrent. Javoy dut soutenir contre leur jurande un long procès, qu’il réussit à gagner en 1 787 1 2.
JEAN (Paul-François), menuisier parisien, domicilié rue du Faubourg Saint-Antoine, sous l’enseigne du Saint-Esprit, devint maître le 5 octobre 1784 3 et fit faillite au printemps de 1 789 4- Il fabriquait des sièges de luxe, avec le concours des sculpteurs Joigny, Cresson, Duclos etMancien5. Sa marque, P. F. JEAN, se rencontre sur des pièces assez originales, traitées dans un style ferme et nerveux.
Simon, sans doute frère du précédent, se consacra aussi à la menuiserie en meubles. Après avoir gagné la maîtrise le 24 juillet 1787 6, il résida rue Amelot, produisant des ouvrages
estimables qu’il signait de l’estampille imprimée sur deux lignes. On peut men-
tionner, comme exemples de ses travaux, plusieurs sièges ayant paru à la vente du marquis d’Ivry7 et une paire de chaises « voyeuses» qui dépendaient de la succession Henri B.-Fasquin 8. Je possède de lui un petit fauteuil en cabriolet, finement sculpté à rais de cœur sur tous les pourtours des châssis.
JELPCKE (Albert-Henry), natif de Kœnigshütte dans le grand-duché de Brunswick, demeurait à Paris, rue de Charenton, en 1796, lorsqu’il épousa la veuve d’un ouvrier ébéniste nommé Ernest Dantiel 9. Il s’établit peu après rue Beauregard, n° 184 I0. Sa maison existait encore au début de l’Empire11, mais semble avoir eu peu d’importance.
JENSEN (Gerrit), ébéniste à Londres, faisait probablement partie de la colonie d’ouvriers hollandais et flamands venus en Angleterre avec Guillaume d’Orange. En 1696, ses talents furent employés par John Hervey, plus tard comte de Bristol I2. Après avoir exécuté un parquet de marqueterie dans la salle du trône à Saint-James, il livra pour le mobilier royal de nombreux ouvrages, tels que des commodes en noyer à garnitures de cuivre poli, des toilettes munies d’une glace oscillante, des cabinets et encoignures en laque, des tables d’ébène incrustées d’ivoire13. Ses travaux officiels cessèrent en 1714, à l’avènement de George Ier.
JET exerça sous Louis XVI à Bordeaux, en vertu des franchises accordées dans cette ville aux artisans libres. Il tenait boutique rue Saint-Seurin ‘4.