‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 187 sur 397 · Journal de Paris, an XIV, p · texte numérisé non relu

Journal de Paris, an XIV, p

7. Ce meuble se trouve dans le « Salon des Officiers », dépendant des appartements du Pape. Sa marque a été découverte par M. Lefuel.

artisan libre dans le faubourg Saint-Antoine ', quand il obtint des lettres de maîtrise le 23 juillet 17661 2 en vertu d’une autorisation spéciale du Roi, car il était calviniste, et les statuts en vigueur ne permettaient de recevoir que les catholiques. On le retrouve en 1772 au marché d'Aguesseau 3 (qui est devenu la rue Montalivet), puis rue de la Madeleine (actuellement de Boissy-d’Anglas), d’où il disparut peu avant la Révolution. Ses ouvrages, d’une fabrication soignée, portent la marque: A. P. JACOT. Mme la comtesse Henri de Gontaut-Biron possède de lui une gracieuse table chiffonnière, en mosaïques à quadrillages verts encadrant des rosettes. Cet ouvrage, qui date de la fin du règne de Louis XV, provient de l’ancien ameublement du baron Ogier d’Ivry au château d’Hénonville. Dans une vente anonyme faite à l’hôtel Drouot le 30 mai 1922, figurait tout un mobilier de chambre exécuté chez ce fabricant à une époque plus tardive. L’ensemble comprenait une commode, un secrétaire, une table de nuit, une coiffeuse et deux encoignures, de même style et décor, en bois de placage à filets de couleur et canaux simulés.

Isaac, fils aîné du précédent, devint maître menuisier-ébéniste à Paris le 7 octobre 1786 et s’installa aussi dans le quartier de la Ville-l’Evêque, à l’entrée du faubourg Saint-Honoré 4. Quelques mois plus tard, il déposa son bilan, qui citait parmi ses clients MM. de Girardin, de Pommery, de Vassé, de Martinville, et, parmi ses fournisseurs, l’habile bronzier Ravrio 5 6. Ayant rétabli ses affaires, il prit un autre atelier rue Basse-du-Rempart b. Le 26 vendémiaire an III, cet artisan devint membre de la Commission de police de la Commune de Paris au traitement de 4.000 livres, emploi dont il se désista aussitôt7. Il travaillait encore sous le Directoire8.

JACQUET (E.), menuisier en meubles du temps de Louis XVI, n’est connu que par son estampille. J’ai vu cette empreinte sur une fort jolie bergère appartenant à M. A. Groult.

JANSEN (Georges), ébéniste d’origine Scandinave, né en 1726 9, passa maître à Paris le 8 avril 1767 I0. Il résida successivement rue Traversière ”, et dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine, à l’angle de la rue Sainte-Marguerite I2. Il paraît avoir renoncé au commerce en 1785. Cet ébéniste, qui signait G. JANSEN, pratiqua la marqueterie avec succès. Il est l’auteur d’une petite table qui fait partie du legs Jones au musée de Kensington et dont le dessus offre de fines applications de bois et d’ivoire représentant des personnages dans un jardin orné de portiques I3. L’ancienne collection de Mme Roussel renfermait une belle armoire du même auteur, décorée sur la façade d’une rosace en placages contrariés14.

1. Arch. nat. Y. 10991, 14 déc. 1748; Y. 14086, 22 oct. 1759, etc. — Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5491. Livre des ouvriers du march.-ébén. Migeon (1747 à 1 7 5 °) -

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