‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 20 sur 397 · Annonces, Affiches et Avis divers, 1776, p · texte numérisé non relu

Annonces, Affiches et Avis divers, 1776, p

1 1. Ibid. 1777, p. 1 397.

12. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 51, 2 mars 1780; cart. 56 21 fév. 1781. — Livres de Commerce. Reg. 6112.

13. Champeaux ( Le Meuble, t. II, p. 172) a prétendu que cet ébéniste travaillait encore en l’an XI. C’est une erreur qui provient de la mauvaise lecture d’un texte de P. Mantz ( Revue des Arts déc., 1884, p. 378).

14. Arch. delaSeine. Consulat. Rap., cart. 11, 16 janv. 7782.

1 5 . Les bilans de Bayer citent parmi ses débiteurs les marchands Boudin, Delisle, Rivière, Francq, Lefèvre, Santaire, etc.

16. Cf. Bilans et livres du maître. Arch. de la Seine, loc. cit.

la fin du règne de Louis XV. Une petite table de ce genre, décorée d’un paysage, se trouve au South-Kensington Muséum; elle passe pour avoir appartenu à Madame Sophie Dans l’ancienne collection Rikoff figurait une curieuse commode sur laquelle l’ébéniste a représenté des scènes de chasse à courre1 2 3. Ses productions plus tardives, exécutées dans des circonstances défavorables, ont en général un moindre mérite. A partir de 1780, Bayer, faute de ressources et de crédit, cessa même complètement de fabriquer des meubles, se bornant à entreprendre des raccommodages avec sa femme, Honorine Parent, qui seule à cette époque l’aidait dans ses travaux.

BAZIN (Denys) obtint sous la Régence la place de menuisier de la Chambre et des Menus Plaisirs aux appointements annuels de 300 livres }. Les comptes royaux mentionnent une quantité d’ouvrages livrés par ce fournisseur entre 1722 et 1734 4. Parmi les plus remarquables, on peut citer une suite de tabourets destinés au cabinet du Roi. Ces sièges, richement ornés de coquilles, gaudrons, feuilles et cartouches, avec des trophées d’amour sur les traverses, furent argentés par le peintre Goulet5. Lors des fêtes données à l’Infante en 1723, Bazin reçut la commande d’un « fauteuil à huit pans, remply d’ornemens de sculpture » 'pour servir à la jeune princesse dans la loge royale au théâtre de Versailles ; il exécuta en outre, pour la même loge, six ployants ou tabourets de cour, huit autres tabourets, deux sophas et un marchepied, traités dans le même goût que le fauteuil de l’Infante6. Cet artisan demeurait à Paris, rue des Petits-Carreaux7. Devenu veuf en 1736, il résilia l’année suivante ses fonctions de menuisier de la Chambre, mais continua de toucher la moitié de ses gages à titre de gratification jusqu’en 1740 8, date probable de sa mort.

BEAUCE (Louis-Laurent), ancien ouvrier libre, était « agrégé » depuis dix ans à la communauté parisienne, quand il passa maître le 21 avril 1787 9. Domicilié précédemment rue du Faubourg-Saint-Antoine, il s’établit alors fabricant et marchand d’ébénisteries dans le passage Saint-Roch, rue Saint-Honoré I0. Au printemps de 1791, le Garde-meuble royal lui acheta, pour le château de Saint-Cloud, quatre commodes et quatre secrétaires en acajou garnis de bronzes dorés, valant ensemble un millier de livres11. Sa maison ne disparut qu’en 1808 I2.

BEAUCLAIR (Benoit BUTTE, dit), ébéniste à Paris, né vers 1720, mort le 4 février 1803 I}. La maîtrise lui fut conférée le 3 juin 1767 t+, alors qu’il habitait rue Saint-Nicolas ; il y exerça encore quelque temps 15 avant de transporter son atelier dans le faubourg Saint-Germain, d’abord

1. Catalogue of the Jones Bequest in the South-Kensington Muséum, London, 1882, p. 62, n° 580.

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