‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 21 sur 397 · Arch. nat. Y. 14096, 18 août 1769; — Y. 14418, 15 oct · texte numérisé non relu

Arch. nat. Y. 14096, 18 août 1769; — Y. 14418, 15 oct

rue Coquillière puis rue des Saints-Pères \ On le trouve en relations avec plusieurs grands marchands 1 2 3 4 5 et avec le ciseleur Desseule qui travaillait sans doute aux garnitures de ses meubles4. Il eut des continuateurs du même nom jusque sous le règne de Charles X.

BEAUDRET (Nicolas) fut l’un des ébénistes employés par la Couronne entre 1715 et 1729 s. Il résidait probablement à Versailles. Les Comptes des Bâtiments le nomment la première fois à l’occasion du payement de trois petites consoles « façon de bois de violette », qui lui avaient été demandées pour le palais deTrianon 6. Plus tard, onlechargea d’exécuter, au château, de Versailles, divers travaux en bois de rapport dans les appartements du Régent et du duc de Bourbon 7 . Il fit encore un bureau de marqueterie destiné au Roi et pour lequel il toucha 200 livres 8.

BECKWITH, ébéniste et tapissier anglais, établi à Londres, Saint-Martin’s lane 9, en société avec son confrère France, devint en 1785 fournisseur attitré de la cour britannique10. 11 concourut à meubler les appartements de la Reine au palais de Saint-James. Parmi les ouvrages qu’il livra pour le service de cette princesse, figuraient des sièges laqués en blanc et cramoisi, avec lesquels s’assorlissaient plusieurs écrans ornés de géraniums peints au naturel.

BECQ.UET, menuisier à Rambouillet, répara en 1784 des bois de lits et de sièges au château royal de cette ville

BELANGER (Antoine), maître menuisier à Paris, rue de Cléry, près de la rue Saint-Claude, mourut en mars 1776 ".Son fils, également prénommé Antoine, passa maître le 15 décembre 1773 15, et conserva le même atelier. A la Révolution, il fut élu membre du comité de la section de Bonne-Nouvelle ,+. D’après des annonces parues dans les Petites Affiches, ces deux artisans se firent connaître par d’ingénieuses inventions. Le premier imagina un métier à broder tournant et pliant en tous sens IS ; le second confectionnait « des pieds de table nouveaux, très commodes pour les tables à manger ou autres » ,é.

BELLANGÉ (Pierre-Antoine), fabricant de meubles à Paris, né probablement vers 1760, mort vers 1844 17, tint une place éminente parmi les représentants de l’art industriel au commencement du xixe siècle. Il se rattachait peut-être à la même famille que les menuisiers précédents, malgré l’orthographe dissemblable de son nom patronymique. Ce fut du reste comme menuisier qu’il obtint la maîtrise le 24 octobre 1788 l8. Établi rue Neuve Saint-Denis, — où il devait exercer pendant presque toute sa carrière, — il se vouait alors à la production des bois

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