‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 205 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

14. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 61, bilan du maître et de Geneviève Parent, son épouse, 10 déc. 1783.

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ses dernières années, il tenait boutique boulevard Bonne-Nouvelle, près de la porte Saint- Denis

KOLLER (Jean), natif de Hohenstaufen (duché de Wurtemberg)1 2, était compagnon ébéniste au faubourg Sant-Antoine en 1791, lorsqu'il s’enrôla dans le 10e bataillon des Volontaires nationaux, commandé par Santerre 3. Après s’être marié six ans plus tard 4 5, il exploita rue Saint- Nicolas un petit atelier de meubles et fournit au commerce des ouvrages d’un prix modique, principalement des secrétaires et commodes d’acajou « à figures et à griffes » s. Il travaillait encore en 1807 6.

KÔNIG. Voy. Kœnig.

KOPP (Maurice), reçu maître à Paris le 23 février 1780 7, s’établit fabricant et marchand ébéniste rue de la Sourdière. Sa maison fut achalandée par une brillante clientèle dont faisaient partie le duc de Liancourt, le maréchal de Beauvau, le président de La Briffe, le comte et la comtesse de La Marck. Peut-être commit-il la faute de donner à son entreprise une importance qui excédait ses moyens, car, le 28 octobre 1787, il dut se déclarer en faillite 8. On a trouvé sa signature M. KOPP sur quelques meubles assez insignifiants ; l’un des meilleurs est une petite armoire en bois de placage, qui parut dans la vente après décès de l’antiquaire L. Lévy en juin 1917.

KRAUSE (Chrétien) fut un des élèves et collaborateurs de David Roentgen à Neuwied-surle-Rhin. Cet habile marqueteur concourut à décorer le bureau monumental que son maître vendit à Louis XVI en 1779, et dont les panneaux représentaient des scènes allégoriques symbolisant les sept Arts libéraux 9.

KRIEG (Michel), ébéniste d'origine allemande, plus connu sous le nom francisé de Krique, faisait partie en 1769 de la corporation des menuisiers d'Orléans I0. Il exerça dans cette ville, rue des Pastouraux, paroisse Saint-Martin, jusqu’à la Révolution11. Les contemporains avaient une haute estime de ses talents : Un annuaire local, le Calendrier historique de TOrléanois, publié sous Louis XVI, le cite au nombre des artistes qui honoraient cette province.

KRIER (Charles), né en 1742 12 , résidait depuis plusieurs années dans le faubourg Saint" Antoine I?, quand il obtint des lettres de maîtrise le 12 janvier 1774 I4. Il s’établit alors rue du Bac, où il continua de travailler durant une trentaine d’années15. Ses productions, marquées

1. Annonces, etc., an IV, p. 6300. — Alm. du Commerce, an VI.

2. Arch. de l’Égl. luthérienne de Paris. Reg. des Mariages célébrés en la chapelle de F Ambassade de Suède, p. 258. Mariage de Jean Koller et de Marie-Henriette Mangin. 11 avril 1797.

3. Ch. L. Chassin et L. Hennet. Les Volontaires nat. pendant la Révolution, Paris, 1899, t. I, p. 1 1 8 (sous le nom de «Jean Colère »).

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