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C. KRIER, se caractérisent en général par une certaine lourdeur de style. Mais cet ébéniste soignait la composition de ses ouvrages et, pour les garnir, utilisait des cuivres peu communs, tels que des listels à torsades ou des chutes en pendentifs ajourés. Un exemple typique de ses travaux faisait partie de l’ancienne collection Victorien Sardou. C’était un secrétaire à placages de bois satiné et filets d’amarante, avec une petite armoire au-dessus de l’abattant et trois rangs de tiroirs dans le bas '. Mme la vicomtesse Daru possède au château du Martroy, près de Meaux, une commode en marqueterie du même auteur. J’ai relevé aussi son nom sur de bons meubles en acajou.
I jABOURIER exerçait la profession d’ébéniste à Bordeaux, rue des Herbes, vers la fin du règne de Louis XVI 2.
LABRY (François), menuisier en meubles, passa maître à Paris le 21 mai 1777 3. On ignore l’adresse de son atelier, qui n’eut qu’une brève existence. A la suite d’embarras pécuniaires, cet artisan se trouvait sans domicile fixe en 1782 et cessa d’appartenir à sa corporation moins de trois ans plus tard. Il a laissé cependant quelques pièces très estimables, signées F. LABRY en lettres hautes et grêles. Mme la comtesse de Berthier-Bizy conserve un canapé en corbeille, deux bergères et une console de bois sculpté qui portent cette estampille et proviennent de l’ameublement du château de Bizy, dans la Nièvre.
LACOMBE, se qualifiant « sculpteur et menuisier en meubles », tenait boutique à Paris rue Saint-Benoît sous le Directoire 4 ; il demeura ensuite rue du Faubourg Saint-Denis, n° 67. En 18 1 1 , il fournit à l’Administration impériale un mobilier de salon composé de vingt-quatre sièges en bois de hêtre, « richement sculptés, dorés et rechampis en bleu » 5.
LACROIX (Roger VANDERCRUSE, dit), né en 1728, mort à Paris le 19 mai 1799 6, compta parmi les grands ébénistes de sa génération. Il était fils d’un ouvrier libre, François Vandercruse7, plus connu sous le pseudonyme de Delacroix ou Lacroix , traduction française de son nom flamand. Outre un frère qui fut maître horloger, il avait cinq soeurs dont trois épousèrent des ébénistes : l’aînée, unie d’abord à Jean-François Œben, devint en secondes
l’Égl. luthérienne à Paris. Reg. des Mariages célébrés à V Amb. de Suède, p. 300 (3 avril 1803). — Arch. de la Seine. Rapports, cart. 27, 24 floréal an VII. Bilans, cart. 75, bilan du march.bijoutier Messin, août 1789; cart. 105, bil. du march. Muller, juin 1806.
1 . Vente à Paris, 29 avril 1909, n° 282 du catalogue (reprod.). — Une console traitée un peu dans le même genre figurait dans la vente de la société « Styles » (Paris, 4 déc. 1922, n° 81 , reprod.).
2. Alm. du Commerce d' Arts et Métiers pour la ville de Bordeaux, 1791, p. 90.
Les Ébénistes du XVIII • siècle.