‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 209 sur 397 · Don deMrsJ.-A. Bonop · texte numérisé non relu

Don deMrsJ.-A. Bonop

quis de Breteuil et du comte de la Béraudière '.Celle de Mme la comtesse Henri de Gontaut-Biron renferme une chiffonnière de bois jaune, à quadrillés et pointillés noirs, que l’artiste exécuta vers 1770 pour le Palais-Royal et qui servit plus tard à Madame Adélaïde d’Orléans. Une petite table en bois de rose et marqueteries à fleurs, ayant appartenu à la marquise de Montesson, se trouve chez M. Roger de Salverte, au château de Rouvres, en Bourgogne. Parmi d’autres œuvres remarquables de Lacroix, il faut mentionner les somptueux bureaux de Mme la comtesse Greffulhe, de Mrae Michel Ephrussi, de M. Sommier et du baron Maurice de Rothschild. Quantité de meubles signés par cet ébéniste ont passé aux enchères depuis une vingtaine d’années1 2. Notre planche XXXVIII reproduit un secrétaire, en marqueterie de bois de bout, qui parut à la vente Félix Doistau 3, et une précieuse petite table à ouvrage de l’ancienne collection Georges Petit 4.

Pierre-Roger Vandercruse-Lacroix, fils du précédent, né vers 1750, reçu maître à Paris le 3 août 1771 s, s’établit à Versailles. En 1785 é, il devint ébéniste du Garde-meuble aux gages annuels de 1600 livres7. La fonction avait alors perdu beaucoup de son importance; elle consistait surtout à entretenir et à réparer le mobilier royal. Tout en s’acquittant de cette tâche, Lacroix fils fournissait la Cour de tables à jeu, pupitres à musique, écrans et paravents8 Son ouvrage le plus notable fut une grande armoire en acajou, à six portes grillagées, pour servir de vestiaire dans l’antichambre de la Reine à Saint-Cloud 9. Il mourut en 1789 ,0.

LAFOLIE (Pierre) fit enregistrer ses lettres de maîtrise au Châtelet de Paris le 3 novembre 1755 et travailla rue Sainte-Marguerite jusqu’en 1777 ". Cet ébéniste, qui signait P. LAFOLIE, est connu par quelques pièces d’une composition recherchée et d’une très bonne facture, Dans l’ancienne collection du comte Jacques de Bryas,on voyait de lui une table en vide-poche, décorée d’une corbeille de fleurs au milieu d’entrelacs, le dessus faisant couvercle à charnières sur un compartiment intérieur12. Un autre joli spécimen des productions de ce maître appartenait naguère à M. Alphonse Kann : c’était un tout petit meuble de forme carrée, en bois de placages, muni de deux poignées de support et contenant neuf tiroirs masqués par un volet'3.

LAFOSSE. Voy. Delafosse.

LAGARDÈRE (Jean), né en 175314, fut menuisier en billards à Paris sous Louis XVI. Il tenait boutique place la Porte-Saint-Antoine'5 6.

LAINÉ (Louis), menuisier-ébéniste à Paris, rue de Charenton, reçu maître en 1740 Ié, eut des relations d’affaires avec le marchand Migeon et le tapissier Pingot vers le milieu du règne de

1 . A. de Champeaux. Notes mss. (Bibl. des Arts décor., X, 45).

2. Cf. H. Vial, A. Marcel, A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 140 ; t. II, p. 128.

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