Arch. nat. Y. 14111, 16 sept
15. Annonces, Affiches et Avis divers, 1787, p. 1932; 1788, p. 956, 1 556, etc.
16. Archives nationales, Reg. des Maîtrises. Y. 9324, 19 juillet
Louis XV1. — Guillaume, peut-être frère du précédent, exerça la même profession comme artisan libre rue du Faubourg Saint-Antoine. Des ouvrages lui furent demandés par J. -F. Œben, ébéniste du Roi à l’Arsenal2 3.
LAMBERT (Antoine) fit partie d’une colonie d’artistes et d’artisans français engagés en 1717 par l’architecte Leblond pour travailler à Saint-Pétersbourg au service du czar Pierrele-Grand ;.
LAMOUROUX s’adonnait au commerce des meubles sousLouis XVI, dans le passage de l’Orangerie, entre le jardin des Tuileries et la rue Saint-Honoré 4 5. Comme beaucoup de marchands-ébénistes, il se disait « ébéniste «par abréviation, quoique ne fabriquant pas lui-même. On le trouve cité en 1788 dans les comptes de la Couronne pour la fourniture d’un secrétaire en bois d’acajou qui lui fut payé 240 livres s.
LAMY (René), maître menuisier à Tours, fut juré de sa corporation en 1741 et 1754, puis syndic en 1778, et mourut vers 1782. Cet artisan, qui possédait rue du Godet un des principaux ateliers de la ville, travaillait à la fois pour le meuble et le bâtiment6.
LANCELIN (Nicolas), entrepreneur de menuiserie à Paris, était également connu sous l’appellation d ’Ancelin et surnommé le jeune ou le cadet pour le distinguer de son frère Louis- Joseph, qui appartenait au même corps de métier. Né vers 1737 7, il passa maître le 29 avril 1766 * et s’installa rue Saint-Denis, en face du couvent des Filles-Dieu, où sa maison existait encore en 1789 9. Avant de se consacrer, comme son frère, aux travaux de grosse menuiserie, il s’était intéressé à l’ébénisterie d’art. Roubo lui attribue la première idée d’une machine pour canneler les bois de placage. Cet auteur nous a conservé en outre la description et le dessin d’un des meubles faits par Lancelin le jeune dans les dernières années du règne de Louis XV10. C’était une gaine d’horloge en bois des Indes massif, de forme pyramidale, portant une lanterne ronde couronnée d’un vase en bronze doré. D’autres cuivres, à motifs de lauriers, rubans et rosaces, paraient cet ouvrage, dont Roubo vante la belle ordonnance et l’habile exécution.
LANDRIN (Germain), notable ébéniste parisien, reçu maître le 16 janvier 1738, devint juré de sa communauté en 1746 et fut élu principal en 1772 Il exerça avec succès pendant près d’un demi-siècle, d’abord rue du Faubourg Saint-Antoine vis-à-vis la rue Traversière I2, et ensuite rue de Charonne n. Après avoir travaillé pour les magasins de confrères fameux, tels que Denis
1. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5491. Livre des ouvriers de l’ébén. Migeon, 1746 (sous le nom de « Lesné, maître men. rue de Charenton »). — Bilans, cart. 6, faillite du tap. Pingot, 1745.
2. Arch. nat. Z1 *». 39. Scellés chez J. -F. Œben, 21 janv. 1763 (43e opp.).
3. Arch. des Affaires étrangères. Moscovie, 1717, 2e vol., fol. 216.
4. Annonces, Affiches et Avis divers, 3 oct. 1783, p. 2465 ; — Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 15, 18 oct. 1786 (sous le nom de « Lamorat »).
5. Arch. nat. O1. 3646, mém. de Hauré, lésera. 1788; O1. 3648
(pièces justificatives dudit mémoire). Dans ces deux documents
le nom est écrit « Amouroux ».