Alm. des Bastimens, 1774, p
Genty et J. -F. Œben1, il entreprit lui-même le commerce des meubles, secondé à cette époque par son fils, qui se qualifiait bourgeois de Paris2. Il s’éteignit dans un âge avancé, entre 1782 et 1785.
On a relevé son estampille, G. LANDRIN, sur des productions très soignées, rappelant les divers styles en honneur durant sa longue carrière. Le musée des Arts industriels à Hambourg montre une de ses commodes traitée encore dans le goût de la Régence, en marqueterie de bois violet avec des bronzes à rocailles. Mme Demachy possède de lui au château d’Ognon, près de Senlis, un grand bureau surmonté d’un gradin, le milieu de la table formant pupitre entre deux casiers à couvercles. Dans la collection Victorien Sardou, cet ébéniste était représenté par une coiffeuse en cœur, à décor de tiges fleuries 3 4 5 (pl. XXXVII). La deuxième vente Eug. Kraemer comprenait une charmante production de la vieillesse du maître : une table de dame, en mosaïque à carrelages, contenant dix petits tiroirs dissimulés derrière une porte à coulisse J.
LANGLOIS (Pierre-Eloi), menuisier en meubles, né en 1738, mort à Paris le 5 novembre 1805 s. La maîtrise lui fut conférée le 7 septembre 1774 6. Jusqu’à la Révolution, il résida rue de Lappe7, puis transporta son établissement dans la cour de la Juiverie8, une ancienne impasse qui ouvrait sur le boulevard de la Contrescarpe, devant les fossés de la Bastille. Cet artisan fournit des bois de sièges pour le marquis de Laborde au château de Méréville 9. Ses ouvrages, de bonne fabrication courante, sont signés : P. E. LANGLOIS.
LANGON (Jean-François-Marcoul), menuisier parisien, gagna la maîtrise le 24 mai 1769, et travailla rue du Faubourg Saint-Antoine, « place des carosses », jusque vers 1788 I0. Une bergère Louis XV, marquée de son estampille: J.F.M. LANGON, a figuré dans l’ancienne collection Chrétien J’ai vu de lui différents modèles de sièges en médaillon, que l’on appelait de son temps à la d'Artois.
LANNUIER (Nicolas-Louis-Cyrille) tenait un magasin de meubles à Paris, rue Sain':- Thomas-du-Louvre, vis-à-vis les écuries du duc de Chartres I2, lorsqu’il se fit recevoir maîtreébéniste le 23 juillet 1783 IJ. Ce marchand vendait des pièces de luxe, comme des tables mécaniques et des bureaux à cylindre richement garnis de bronze ,4. De 1786 à 1788 il livra au prince de Condé plus de 5000 livres d’ouvrages destinés au château de Chantilly IS. Sa maison, transférée plus tard rue du Petit-Lion, prospérait encore en 1804 l6.
1. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 20, bil. de l’ébén. Genty, 1762. — Arch. nat. Z'm. 39. Scellés chez J.-F. Œben, ébén. du Roi, 21 janv. 1763, (32c opp.).
2. Arch. de la Seine. Bilans, cart 54, faillite des sieurs et dame J.-F. Œben, 10 janvier 1780.