‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 214 sur 397 · Arch. nat. Reg. des Maîtrises, Y · texte numérisé non relu

Arch. nat. Reg. des Maîtrises, Y

l’atelier de la rue Saint-Nicolas'. L’un et l’autre s’adonnaient encore à leur industrie sous le Directoire.

LAROQUE (Pierre), menuisier parisien, débuta comme artisan libre1 2, avant d’obtenir ses lettres de maîtrise le 11 juin 1766 3. Etabli rue Saint-Nicolas, il continua de fabriquer des bois de sièges jusqu’à la Révolution. En 1782, les syndics de la communauté des peintres sculpteurs saisirent une ottomane et plusieurs fauteuils qu’il avait fait orner par des ouvriers non qualifiés4 5. Il marquait: P. LAROQUE. On connaît d’élégants spécimens de ses travaux dans le style transitoire Louis XV à Louis XVI.

LAROUE. Voy. Delaroue.

LAROZE exerça la profection d’ébéniste à Bordeaux entre 1784 et 1791. Il résidait « au canton de la Rode » s.

LARZILLIÈRE (Jean-Gérard) était maître menuisier-ébéniste à Paris vers le début du règne de Louis XV. En 1739, il déclarait habiter le faubourg Saint-Antoine depuis trente ans et avoir toujours vécu de façon à s’acquérir de l’honneur6. Domicilié rue Popincourt, il possédait un atelier rue Beaubourg, dans le cul-de-sac Berthaut7 8.

LATHUILE (Jean-Pierre), menuisier parisien qui exerça rue d’Argenteuil entre 1737 et 1785, passe à tort pour être l’auteur d’une belle commode du Mobilier national, signée de la marque incomplète I. P. LAT... 8 Ce meuble est une œuvre de Jacques-Pierre Latz, dont l’article suit.

LATZ (Jacques-Pierre) fut un des ébénistes attachés au service de la Cour sous Louis XV. Né dans l’électorat de Cologne vers 1691, il vint en 1719 se fixer à Paris. Après avoir reçu des lettres de naturalisation en juillet 1736 9, il obtint un brevet d’ébéniste privilégié du Roi10 qui lui attribuait les prérogatives de la maîtrise. Ce fabricant tenait un établissement considérable rue du Faubourg Saint-Antoine, dans une maison à l’enseigne du Saint-Esprit ou de la Colombe quedevait habiter plus tard l’ébéniste Martin Carlin. Avec le concours d’un habile chef d’atelier, le flamand Jean Tillmans", il produisait des commodes, des bureaux, des gaines d’horloge, des boîtes et pieds de cartels, remarquables par leurs délicates marqueteries et peut-être encore davantage par la richesse de leurs garnitures. Latz soignait en effet beaucoup les ornements de ses meubles. Au-dessus de sa boutique il avait organisé un atelier clandestin où il

1. Arch. de la Préf. de Police. Commissaires de Police. Quinze- Vingts, N° 1, 20 nivôse an III. — Al ni. du Commerce de Favre et Duchesne, an VII.

2. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5491. Livre des ouvriers du march.-ébén. Migeon (1756-1758) Laroque est cité dans ce journal pour la fourniture de « chaises privées » et autres' ouvrages garnis de canne.

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