Arch. nat. H
9. Id. O'. 3070, 2 ; O1. 3072 ; O1. 3078 ; O'. 3540. xo. Id. O2. 483 ; O2. 505 ; O2. 510 ; O2. 558, etc.
11. H. Havard. Dict . de V Ameublement, t. II, col. 233. — A. Maze-Sencier. Le Livre des Collectionneurs, p. 40. — H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 305.
O F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DE XVIIIe SIÈCLE.
en
un
CQ
cr
co
-CJ
;cj
fcc
LENOIR (Daniel-Joseph) exploita un atelier d’ébénisterie à Paris, place des Vosges, entre 1798 et 1812 E II livra au Garde-meuble impérial des tables à jeu et des lavabos en acajou \
LEPAGE (Guillaume-Joseph), ébéniste parisien, reçu maître le 12 février 1777, exerça rue des Bourdonnais jusqu’à la Révolution 1 2 3 4 5 6. Dans la collection Jones léguée au South Kensington Muséum, figure une boîte de cartes, en mosaïque à décor d’armoiries, signée : Tait par Le Page , ijj6x. On a relevé une inscription semblable, avec la date de 1777, dans un secrétaire qui passa en vente à l’hôtel Drouot le 6 mai 1909 et qui présentait, non seulement sur la face et les côtés, mais encore sur les tiroirs intérieurs, des marqueteries à paysages et motifs d’architecture, inspirées des compositions de Hubert Robert. Dans son livre sur Je Meuble , Champeaux consacre à ce maître quelques lignes élogieuses et cite de lui un beau bureau conservé par ses descendants s.
Le compagnon ébéniste Claude-Louis Lepage, qui se rattachait sans doute à la même famille, fut à dix-sept ans un des héros du Quatorze-Juillet ; il obtint en 1833 la pension de 250 francs attribuée par le gouvernement de Louis-Philippe aux anciens Vainqueurs de la Bastille é.
LEPENDU (Jean-Baptiste) acquit la maîtrise à Paris le 12 juin 1782 7. Il était le gendre de l’ébéniste Magnien 8. Etabli d’abord rue du Ponceau, il changea plusieurs fois de domicile et résidait en dernier lieu rue de Rivoli, d’où il disparut vers 1812 9.
LERAT (Claude) appartenait à une famille parisienne qui produisit de nombreux ouvrierschaisiers. L’un d’entre eux, devenu soldat, fut tué devant Namur en 1746 ; un second se fit religieux chez les frères Augustins de la place des Victoires; d’autres travaillaient vers 1750 dans les ateliers de Quinibert Foliot et de Lelarge fils I0. — Claude exerça la même profession. Après avoir été artisan libre ”, il passa maître le 24 décembre 1783 12 et continua d’habiter au faubourg Saint-Antoine, rue Sainte-Marguerite, puis rue de Charonne, jusqu’au commencement du dix-neuvième siècle ‘E Son estampille se rencontre sur de fort bons ouvrages. Mme la comtesse de Berthier-Bizy en possède quelques exemplaires provenant du château de Bizy (Nièvre). D’autres sièges remarquables, signés de la même empreinte, font partie du Mobilier national et garnissent aujourd’hui l’antichambre du Petit Trianon. L’ensemble comprend quatre fauteuils et un canapé, traités dans un goût original où prédominent encore les fantaisies de l’art Louis XV. Il est curieux de constater ces réminiscences de la rocaille longtemps après le
1. Alm. du Commerce, ans VII et suiv. — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 89, bil. du march. Moiselet, an IX ; cart. 94, bil. du march. Mennesson, an XI, etc. — Id. Livres de Commerce. Reg. 297 6, Journal du march. Trintzius (an X) ; Reg. 5692, Journal du march. Guichemère (an XIII), etc.