Arch. delà Seine. Livres de Commerce. Reg
13. Cf. A. Maze-Sencier . Les Fournisseurs de Napoléon Ier, P- 285.
14. Vente à Paris, juin 1914, n° 378. Ce meuble avait figuré en 1889 dans la vente du château de Chenonceaux (n° 529 du catalogue).
Cet ébéniste mourut vers 1818, mais l’établissement qu’il avait fondé devait longtemps lui survivre b Son successeur, Louis-Edouard Lemarchand, fournisseur breveté de la Couronne sous Charles X et Louis-Philippe, créa de singuliers ouvrages garnis d’ornements en acier1 2 et imita avec succès les meubles de Boulle 3. L’entreprise passa plus tard sous la direction de son ancien associé, André Lemoine, dont le fils, Henry Lemoine, devint l’ébéniste attitré de Napoléon III et ne termina sa brillante carrière industrielle qu’en 1893. La maison fut alors réunie à celle de Ch. Jeanselme.
LEMASLE exploitait un magasin d’ébénisterie à Nantes, place Saint-Nicolas, vers la fin du règne de Louis XVI. Sans appartenir à la corporation des menuisiers, il faisait fabriquer cà ses frais la majeure partie de ses marchandises, dans un atelier où il occupait une douzaine d’ouvriers4 5. En 1795 existait encore cà Nantes, vis-à-vis la Bourse, une manufacture de meubles dirigée par les frères Lemasle, sans doute fils du précédent s.
LEMATHIEU. Voy. Mathieu.
LEMÉE (Jean). — Une vente publique qui eut lieu à Angers en 1876 comprenait une armoire du pays, à panneaux sculptés, portant l’inscription : Tait par Jan Lemée l’an 1770 6.
LE MILLE, Grande rue du Faubourg Saint-Antoine, est signalé dans Y Almanach général des Marchands du Royaume (1772-1778) parmi les principaux fabricants de meubles à Paris. Cette mention concerne l’ébéniste L.-N. Malle, dont le nom a été défiguré par une transcription fautive.
LENNUYÉ. Voy. Lannuyer.
LENOBLE (Étienne), maître tourneur à Paris, ancien juré de sa corporation 7, devint en 1777 l’un des deux syndics de la communauté des menuisiers-ébénistes8, auxquels les tourneurs s’étaient réunis l’année précédente. Il résida dans le faubourg Saint-Germain, d’abord rue des Saints-Pères, puis rue Saint-Benoît. Attaché au service des Menus-Plaisirs en 1785, il obtint de cette administration des commandes nombreuses, et fournit notamment pour le théâtre de Versailles cent vingt chaises de bois peint, à pieds-gaînes et dossier renversé, garnies en paille satinée de diverses couleurs 9. Il faisait aussi des sièges d’acacia et d’olivier. Plus tard son fils confectionna des ouvrages analogues pour les palais impériaux I0.
LENOIR (?) a été cité de nos jours tantôt comme un ébéniste-marqueteur, tantôt comme un menuisier en meubles, qui demeurait à Paris, rue de Cléry, et aurait travaillé pour la Couronne sous Louis XVI ”. Je n’ai trouvé aucune pièce d’archives qui confirme l’existence de cet artisan.