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Exposition de 1S2J. Rapport du Jury

1 1. Exp. de 1S2S. Ibid.

lier national possède un remarquable fauteuil-gondole, avec les bras en volutes, qui date delà vieillesse du maître \

Alexandre, fils et élève du précédent, fonda du vivant de son père une fabrique d’ébénisteries à Paris, dans le faubourg Saint-Martin, rue des Marais, n° 53. Lors de l’Exposition de 1839, le jury lui décerna cet éloge : « M. Bellangé fils s’est toujours fait remarquer par l’excellente confection de ses meubles et par ses imitations exactes et consciencieuses des diverses écoles. Il a présenté cette année un véritable assortiment de pièces capitales de divers styles, en acajou, en ébène, en chêne, en incrustations façon de boule (sic), qui prouvent tout à la fois la souplesse et la vigueur de son talent » 1 2 3. — De ses ateliers provient un cabinet, orné de bronzes dorés et de plaques en porcelaine de Sèvres, qui fait partie du mobilier du roi d’Angleterre au château deAVindsor5.

BELLEMAIN. Voy. Beneman.

BELLIER, menuisier à Versailles (?), fournit en 1708 un bureau d’une valeur de 122 livres pour la surintendance des bâtiments du Roi 4.

BEN (Jean), natif d’Echeviller, dans le diocèse de Liège, mourut à l’Hôtel-Dieu de Paris le Ier septembre 1754. Travaillant rue de Lappe, comme ouvrier privilégié du faubourg Saint- Antoine, il mit en oeuvre, pour le célèbre ébéniste J.-F. Œben, des meubles en bois de rapport qu’il garnissait de cuivres achetés au fondeur Lépine5.

BENEMAN (Guillaume BENNEMAN ou) fut le principal fournisseur de la cour de France dans les dernières années du règne de Louis XVI6. Originaire d’Allemagne, il semble avoir quitté son pays assez tard, déjà en pleine possession d’un talent qui s’était formé et développé hors de l’influence de notre école. Il ouvrit d’abord un atelier d’artisan libre au faubourg Saint-Antoine. Protégé peut-être par la Reine, — auprès de qui sa nationalité était une recommandation, — il fut chargé en 1784 de fournir quelques ouvrages destinés aux maisons royales. Justement à cette époque, Riesener tombait en disgrâce pour n’avoir point voulu s’accommoder aux réformes d’économie apportées dans l’administration du Garde-meuble. Beneman, plus modeste dans ses prétentions et plus souple de caractère, hérita des faveurs prodiguées jusqu’alors à son fameux compatriote. La bienveillance dont il était l’objet ne tarda pas à se manifester d’une manière significative : Au mois d’août 1785, le lieutenant de police adressait à la communauté des menuisiers de Paris 1’ « autorisation », — ou pour mieux dire l’injonction, — de recevoir cet ébéniste avec dispense des conditions et redevances d’usage 7 . La maîtrise lui fut conférée ainsi le 3 septembre 8, et le Garde-meuble consacra aussitôt une somme de 1.527 livres à lui procurer l’outillage nécessaire pour occuper seize ouvriers 9.

1. Cf. H.-M. Magne. Le Mobilier français. Les Sièges. Paris 6. Voy. au sujet de cet ébéniste: A. de Champeaux. Le

p922I> pl- XXVII. Meuble , t. II, p. 250-262 ; E. Molinier. Hist. des Arts appliques

2. Exposition de-i8jc). Rapport du Jury. à l'Industrie, t. III, p. 200-203; H. Vial, A. Marcel et A. Giro-

3. G F. Lasking. The Furniture of Windsor Castle, London, die. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 26-27, etc-

1905, p. 167. 7. Arch. nat. H* 2118.

4. J. Guiffrey.. Comptes des Bâtiments, t. V, col. 223. 8. Liste générale des M^ Men.-Ebén. de Paris, 1785-1789.

5. Arch. nat. Y. 15058. Scellés. 9. Arch. nat. O1. 3638. Rapport de Hauré. Pièces justificatives.

Cte F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIÈCLE.

Planche IV

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