Liste générale des M^ Men.-Ebên. de Paris
12. Arch. de la Seine. Enregist. Tables des Décès. Q.8. 322, 16 déc. 1809.
13. Id. Livres de Commerce. Reg. 2869. Journal du march. Bonnichon, an XI ; Reg. 3930, Journal du tap. Benoist (an XIII). Bilans, cart. 107, faillite de Lexcellent, ancien menuisier.
LHERMITE (Martin-Étienne), né vers 1730, était fils de Jean-Baptiste Lhermite, menuisier en bâtiments, et frère d’un menuisier en carrosses *. Devenu maître ébéniste le 9 décembre 1755 1 2> il exerça rue de Charenton, vis-à-vis le couvent des Dames anglaises 3. Son confrère Migeon acheta chez lui une quantité d’ouvrages, entre autres des bureaux « plaqués de bois de rose en point de Hongrie » et une « table de lit en cabaret» marquetée à fleurs 4 5. Cet artisan mourut jeune, entre 1761 et 1766. Il a laissé sa marque LHERMITE sur des meubles de luxe, et notamment sur des commodes à rocailles,d’un style très mouvementé.
LHEUREUX (Denis), menuisier en bois de sièges, passé maître à Paris le 15 février 1748 3 , avait son atelier rue de Bourbon-Villeneuve6, qui est devenue la rue d’Aboukir.
LHUMOT (Barthélemy) se fit recevoir maître ébéniste à Nancy, le 24 juillet 1786 7 .
LIDONS (Louis) obtint à Paris des lettres de maîtrise, comme menuisier-ébéniste, le 16 mars 1777 8. Il habita d’abord rue des Petits-Champs-Saint-Martin, puis rue Guérin-Boisseau jusqu’en 1791. D’après son livre de commerce conservé aux Archives de la Seine, cet artisan confectionnait surtout des ouvrages ordinaires en chêne et en sapin ; il produisit quelques meubles plaqués en bois de rose et des consoles dorées à dessus de marbre9.
LIEUTAUD (Balthazar) était fils d’un compagnon ébéniste de Paris et probablement cousin d’un habile horloger qui porta les mêmes nom et prénom. Ayant adopté la profession de son père, il gagna la maîtrise le 20 mars 1749 I0, et se spécialisa dans la fabrication des boîtes de pendules”. Ses ouvrages en ébène, en laque ou en bois des Iles étaient garnis de beaux cuivres ciselés par Caffieri le jeune, par Charles Grimprelle et Edme Roye. Après avoir résidé rue de la Pelleterie, il se fixa rue d’Enfer où il succomba le 10 mai 1780”. Sa veuve, Nicole Godard, continua son industrie jusqu’eni784 I3.
On connaît des oeuvres importantes, signées de son estampille B. LIEUTAUD. Notre Mobilier national possède de lui une somptueuse gaîne d’horloge qui orne maintenant le palais de Versailles. Faite de plusieurs corps rectangulaires en bois d’ébène, elle porte un couronnement formé par le char du Soleil et des appliques en bas-relief qui symbolisent les saisons (planche XLI). U existe plusieurs répliques de ce régulateur ; l’une d’elles se trouvait naguère chez Mme la vicomtesse de Saint-Georges. Au South Kensington Muséum, Lieutaud est représenté par un coffre de pendule, en bois satiné, que surmonte une statuette assise du Temps14. Une autre hoHoge d’un grand caractère, marquée du nom de ce maître, parut à la vente Lesrel, en mai 1907.