‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 239 sur 397 · Arch. de la Seine. Enregist. loc. cit · texte numérisé non relu

Arch. de la Seine. Enregist. loc. cit

9. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Mobilier du XVIIe et du XVIIIe siècle, 2e éd. Paris [1922], p. 33, n° 95 et p. 29, n° 73 .

Planche XLII

Cte F. DE SALVERTE. — LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIÈCLE.

Bureau en acajou, à gradin et armoires, provenant du mobilier de Mesdames de France à Bellevue.

( Musée du Louvre).

PIERRE MACRET.

Grande commode Louis XV en laque noire de style chinois. (anc. coll du baron Lepic).

de la Reine dans ce palais a reçu une jolie table, faite pour les Tuileries, et dont la décoration diffère peu de celle des pièces précédentes.

Le Louvre montre encore deux cabinets en ébène et trois superbes scabellons à lambrequins de corne teinte sur lesquels figure le poinçon de Levasseur1. Ces morceaux de style Louis XIV se trouvaient au châteaû de Saint-Cloud à la fin de l’Ancien régime. On les considère comme d’excellentes copies de Boulle; mais je les crois plutôt des productions authentiques du dixseptième siècle, simplement restaurées par l’ébéniste qui les a marquées de son nom. Celui-ci a laissé beaucoup de meubles dans le même genre, notamment un cabinet que le roi d’Angleterre possède au château de Windsor2 et une petite table exposée dans le musée de Chaalis. Le catalogue des trésors d’Hamilton palace, dispersés à Londres en 1882, mentionne son estampille sur deux magnifiques commodes en ébène, ornées d’applications de cuivre et d’étain bordant des panneaux de laque 5. D’autres ouvrages remarquables du maître ont été signalés chez le baron d’Aubigny, dans la collection Luce à Versailles, et dans la succession de l’antiquaire Chappey4.

Les traditions de cet ébéniste industriel furent maintenues au dix-neuvième siècle par son fils Pierre-Étienne, qui avait épousé une fille de l’ébéniste Roger Lacroix, puis par son petit-fils Levasseur jeûné, établi rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 114, sous les règnes de Charles X et de Louis-Philippe. Ce dernier continuait à imiter les marqueteries de Boulle. Il exécuta pour la reine Isabelle d’Espagne des meubles richement incrustés de lapis et de nacre s.

LEVESQUE (Albert) tenait un atelier d’artisan libre rue du Faubourg Saint-Antoine, près de la rue Saint-Nicolas, lorsque, en septembre 1748, la jurande des menuisiers porta plainte contre lui pour avoir tenté d’expédier en province plusieurs caisses renfermant de ses ouvrages, ce qui constituait une contravention aux privilèges corporatifs6. Afin d’éviter des poursuites, il sollicita la maîtrise, . qu’il obtint peu après, le 17 février 1 7 49 7 - Levesque fut juré de sa communauté de 1758 à 1760 8.I1 demeurait alors rue Sainte-Avoye 9, d’où il disparut vers la fin du règne de Louis XV. — Cet ébéniste s’appliquait à de minutieux travaux en bois de rapport; il faisait des meubles de fantaisie, comme des tables ployantes avec dessus en damier et des écrans portant un petit secrétaire I0.

LEXCELLENT (Nicolas), menuisier en meubles, domicilié à Paris, dans le cloître Saint- Jean-de-Latran, passa maître le 18 juillet 1764" et mourut vers 1788. On lui doit des sièges de bonne fabrication courante, signés N. LEXELANT (sic). — Il eut pour successeurs sa veuve Jeanne Monfroy12 et plus tard son fils Lexcellent jeune, qui fit faillite en novembre i8o6‘3.

1. Carie Dreyfus. Ibid., n° 123 ; n° 126 ; n°s 132, 133 et 134.

2. G. -F. Laking. The Furniture of Windsor Castle, London, 1905, p. 120.

3. The Hamilton Palace Collection, London, 1882, p. 205, n° 1805.

4. A. de Champeaux. Ouv. cité. — P.-E. Mangeant. La collection Lace {Versailles illustré, t. III, p. 74). — Vente à Paris, mars 1907, n° i486.

5. Cf. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois,t. I, p. 3 12-3 13.

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