Id. O 3635 (2e sem. de
13. Dr J. Bôttiger. Kungl. Hofschatullmakaren och Ebenisten Georg Haupt, Stockholm, 1901, p. 11, 21, 23, 52, 68, 81, 85, 104, m.
Iles, ayant appartenu à la reine Louise-Ulrique et qui porte l’inscription suivante : af Linning j y 63.
Johan-Christian, fils du précédent, termina son apprentissage chez son père en 1769, passa maître dix ans plus tard, et fut nommé peu après ébéniste de la Cour. Il vécut jusqu’en 1801 Parmi ses meilleurs ouvrages conservés dans les résidences royales de Suède, on peut mentionner une table de nuit à cylindre en acajou garni de bronzes dorés et une commode dont les marqueteries représentent un médaillon orné d’une tête antique2. Cet artisan signait ses travaux au moyen d’une étiquette indiquant son nom, son titre et son adresse : Kongl. Hof- Schattullmackerer och Hof-Snickaren Ioh. Christ. Lnning uti Stockholm, \N° 172 , Kopman-gatan.
LISSON-DUBOIS, maître menuisier à Versailles, établi rue Notre-Dame au début du règne de Louis XVI, travaillait à la fois pour le meuble et le bâtiment3. Il fabriquait des armoires, commodes, buffets et boîtes d’horloge en noyer mouluré, des lits et des sièges de luxe, des consoles sculptées, des cadres et des plateaux. En 1775, il fournit à un de ses clients, le sieur Soudin, « une belle table à jouer octogone », probablement l’une des premières que l’on ait faites dans cette forme.
LOCHON (Julien), dit Percheron, fut attaché au service des Bâtiments du Roi, de 1684 à 1713, comme ébéniste et comme fondeur. Ses travaux d’ébénisterie consistaient surtout à réparer des parquets en bois de rapport4.
LOCK (Mathias), menuisier, sculpteur et dessinateur anglais, demeurait à Londres, Tottenham-court, entre 1752 et 1769. Durant cette période, il publia quatre recueils de planches assez médiocres contenant des modèles de tables, consoles, cadres et trumeaux5. Le South Kensington Muséum possède plusieurs dessins originaux de Mathias Lock, avec des annotations de sa main faisant connaître les noms et les salaires de ses ouvriers.
LOISON. — J’ai vu en Normandie une bergère moulurée du temps de Louis XVI, marquée à chaud, en grandes lettres, du nom de ce menuisier inconnu.
LOOSE (Daniel de). Voy. Deloose.
LORENS (Laurent), d’origine suédoise, exerçait comme artisan libre à Paris, rue de Charonne, où il mourut le 19 janvier 1739 6. 11 avait alors pour collaborateur un de ses compatriotes, Samuel Pasch, qui, après s’être formé en France, devint ébéniste de la Cour de Stockholm 7.
LORIOT (Antoine-Joseph), parfois cité comme ébéniste, était un ingénieur-mécanicien qui reçut de Louis XV un logement dans les galeries du Louvre et qui vécut jusqu’en 1782. Cet artiste ne produisait pas de meubles, mais il inventa diverses sortes de tables mécaniques.
1. Dr J. Bôttiger. Ouv. cité, p. 54, 68, 82, 106, 118. 5. A new Drawing-book of Ornaments[ 1752]; — A new Book
2. Id. Konstsamligarna â de Svenska Kungliga Slotten, Stock- of O marnent s, 1768; — A new Book of Pier-frames, Tables, etc.,
holm, 1897, t. I, pl. 25 ; t. II, pl. 173. 1769 ; — A new Book of Foliage, 17 69.
3. Arch. delà Seine. Livres de Commerce. Reg. 5538. Livre 6. Arch. nat. Y. 14787. Scellés après décès de l’ébén. Lorens.
du men. Lisson-Dubois. 7. Cf. Dr J. Bôttiger, Kungl. Hofschatullmakaren och Ebenisten
4. J. Guiffrey, Comptes des Bâtiments du Roi, t. Il à V. Georg Haupt, Stockholm, 1901, p. 112.
LOUASSE (Nicolas), menuisier-ébéniste à Paris, se fit recevoir maître le 27 juin 1781 Il habitait Grande rue du Faubourg Saint-Antoine. On le trouve mentionné en 1786 dans le livrejournal des frères Presle, tapissiers en vogue, pour la fourniture d’un « petit bureau à porte grillée » 1 2 3.
LOUIS (Jean-Pierre), fils de Charles-Borromée, menuisier en bâtiments, gagna la maîtrise à Paris le 5 septembre 1787 et prit la succession de son père, rue du Jour5. Après la Révolution, il remonta sa boutique rue Saint-Nicolas, n° 21, se vouant avec succès à la menuiserie en meubles4. Il fournit à l’Administration impériale de nombreux sièges pour les ministres et les grands-officiers de la Couronne5. Sous le règne de Louis XVIII, il fut employé par le duc de Bourbon6. Les collections de l’État renferment quelques sièges d’époque Empire signés J. LOUIS. On voit d’autres fauteuils portant la même marque au palais de Fontainebleau et dans les petits appartements du château de Chantilly.
LOVIAT (Jean-François), menuisier-ébéniste à Paris, reçu maître le 24 mai 1779, devint un des députés ou conseillers de la corporation7 8. Il travaillait rue du Vertbois, où il paraît avoir résidé jusqu’en 1806 s. Un membre de sa famille fut plus tard menuisier breveté du duc d’Angoulême 9.
LOZERAY possédait un atelier d’ébénisterie à Paris, rue Feydeau, sous le Directoire10. On connaît une suite de sièges signés LOZERAY et offrant cette particularité que les motifs et attributs représentés par leurs sculptures sont reproduits en couleurs sur les tapisseries qui les recouvrent “.
LUCAS, ébéniste parisien, habita successivement les rues de la Roquette et des Tournelles entre 1799 et 1813. Il était fabricant de nécessaires12.
LUCIEN (Jacques), né en 1748 I3, reçu maître menuisier-ébéniste à Paris le 16 novembre 1774 M, exécuta pour le Garde-meuble royal une quantité 'de commodes, secrétaires, bureaux, tables de nuit et tables à jeu en bois de noyer15. Des ouvrages de ce genre lui furent demandés notamment pour le service de Madame Victoire, de Madame Élisabeth et de la princesse de Lamballe. Sous la Révolution, Lucien devint membre du comité de la section des CLuinze- Vingts et juré des affaires criminelles I6. Son atelier, situé rue Traversière-Saint-Antoine, existait encore en 1811 17 .