‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 243 sur 397 · Arch. nat. O · texte numérisé non relu

Arch. nat. O

LUNDELIUS (Anders), ébéniste suédois résidant à Stockholm, faisait partie en 1783 d’une petite société de menuisiers indépendante de la corporation locale, mais que celle-ci finit par absorber neuf ans plus tard1. Sa signature manuscrite figure sur une belle commode en marqueterie, à décor de vases et festons de fleurs, conservée dans le mobilier royal de Suède2. Le musée du Nord à Stockholm montre de lui une petite table en acajou, faite également avec beaucoup de soin.

LURIN, établi rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 267, sous le Directoire et le Consulat, confectionnait de bons meubles au goût du jour, tels que des bureaux mécaniques à la Tronchin, des tables à thé montées sur roulettes, des écrans munis d’une glace3.

LUTZ (Gérard-Henri), né en 1736 à Hanovre, vint se fixer à Paris avant 1765, année où il se maria, dans la chapelle de l’Ambassade de Suède, avec une de ses compatriotes qui appartenait comme lui à l’Eglise luthérienne4 *. Reçu maître quelques mois après, le 10 octobre 1766 \ Lutz travailla rue des Gravilliers durant tout le règne de Louis XVI. On ignore ce qu’il devint plus tard ; nous savons seulement qu’il mourut à l’hôpital de Bicêtre le 4 avril 1812 6. — Je possède un meuble important signé de son estampille G. H. LUTZ. C’est une commode en tombeau, richement garnie de bronzes dorés, avec des chutes à têtes de femme dans le style de la Régence. Les cuivres sont certainement antérieurs à 1740 et le bâti paraît dater de la même époque ; mais cette pièce est décorée de mosaïques à cubes qui ont dû remplacer les placages primitifs. Elle semble donc avoir été simplement rhabillée par l’ébéniste dont elle porte le poinçon.

jVxACHAIJF (Michel) était agrégé à la corporation des menuisiers-ébénistes de Paris dans les dernières années du règne de Louis XVI. Il exerça rue aux Ours (1782), puis rue Quicampoix 7, où il demeurait encore sous l’Empire 8. Ses travaux semblent avoir eu peu d’importance 9.

MACHET, établi à Paris, rue Saint-Nicolas,

1. Dr J. Bôttiger. Kungl. Hofschatullmakaren och Ebenisten Georg Haupt. Stockholm, 1901, p. 55 et 110.

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