‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 245 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Èbèn. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Èbèn. de Paris

6. Arch. de l’Egl. luth, à Paris. Reg. des Décès, 1809 à 1847, p. 10.

7. Liste générale des Mes Men.-Êbén. de Paris, 1782-1789. — Alm. des Adresses de Paris, 1791.

8. Arch. de la Seine. Tables des Décès. Q.8. 46. Décès de Marie- Catherine Buchène, femme Machauf, âgée de 48 ans, 3 avril

9. Id. Livres de Commerce. Reg. 1961. Journal des frères Presle, tapissiers (1785).

d’ébénisterie commune Avant d’être artisan patenté, il eut un procès devant le Tribunal de commerce avec le menuisier Louis Cressent, qui lui avait fait confectionner des « tables de tailleur » pour un client de Toulouse 1 2.

MACLARD (Jean-Baptiste), menuisier parisien, demeurant dans l’enclos du Temple, passa maître le n avril 1765 et mourut en janvier 1778 3 4 5. Après avoir été attaché au service du prince de Conti, grand-prieur de l’ordre de Malte, il fut employé par le comte d’Artois qui le fit travailler pour le pavillon de Bagatelle. Sa veuve continua d’obtenir des commandes de cê prince ; elle lui fournit, entre autres ouvrages, une grande table ovale sur un support pliant, destinée au château de Maisons +. En 1786, elle céda l’entreprise à son fils Étienne s.

MACRET (Pierre), ébéniste privilégié de Louis XV, né en 1727, mort après 1 796 6. Il débuta comme ouvrier libre rue Saint-Nicolas7, s’adonnant avec succès à la fabrication des meubles de luxe et de fantaisie. Parmi ceux qu’il faisait à cette époque, on remarque des encoignures de palissandre munies d’un « jeu d’eau » pour servir de lave-mains8. Vers 1758, Macret reçut un brevet royal d’artisan suivant la Cour, titre qui lui conférait les prérogatives de la maîtrise 9. Plus tard il exploita, rue Saint-Honoré, dans le voisinage de l’église Saint-Roch, un important magasin où il vendait à la fois des meubles précieux, des glaces, des bronzes d’ameublement et même des bijoux10. A partir de 1764, il devint le fournisseur ordinaire des Menus-Plaisirs pour les ouvrages d’ébénisterie. L’Intendance de ce service lui demandait chaque année un certain nombre d’articles, tels que des bureaux à cylindre en bois de rose et en acajou, des bureaux avec leur serre-papiers, des commodes, toilettes, tables de nuit, des tric-tracs à pied, des crachoirs en noyer, des chancelières garnies de peau d’ours ”. Au printemps de 1775, ayant fait fortune, Macret vendit son fonds de commerce I2. Il habita ensuite, comme bourgeois de Paris, une maison qu’il avait achetée rue Moreau, derrière l’hospice des Quinze-Vingts I3.

On lui doit des œuvres charmantes, traitées avec beaucoup de goût et de mesure dans les formes mouvementées du style Louis XV. Ces pièces portent l’estampille MACRET, imprimée en petites lettres. La plupart sont revêtues de placages précieux, comme le secrétaire de

1. Arch. de la Préf. de Police. Commissaires de police. Quinze- Vingts, n° i, 20 nivôse an II. — Alm. du Commerce, an VI. — Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 3436. Livre des ntarch. de bois Roussel et Portarieu (an XIV).

2. Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 17, 18 germinal an II.

3. Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y. 9328. — Annonces, Affiches et Avis divers, 1778, p. 95 .

4. Liste générale des Me* Men. -Ébén . de Paris, 1782-1785. — Arch. nat. R1. 324.

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