Alm. Dauphin
11. Arch. nat. O1. 2870 à 2879; O1. 301 1 à 3043 ; O1. 3103 et suiv.
12. « [A vendre :] Fonds de boutique d’Ébénisterie consistant en Meubles de bois des Indes, massif et de placage, ornés de bronzes dorés d’or moulu, Feux, Bras et Pendules dorés de même, Tables de jeu, Écrans, etc. On s’adressera au sieur Macret, ébén., rue Saint-Honoré, près Saint-Roch » ( Annonces , Affiches et Avis divers, Ier déc. 1774, p. 956). — « Fonds de boutique du sieur Macrey, ébéniste, savoir : Commodes, Secrétaires, Encoignures, Corps de Tiroirs, Chiffonnières, Tables de jeu et autres, Bureaux de laque, de bois des Indes et autres, Toilettes, etc., le 15 mai et jours suiv., rue Saint-Honoré, à côté de Saint-Roch ». ( Ibid ., 15 mai 1775, p. 489).
13. Annonces, Affiches et Avis divers, 1786, p. 3194; 1789, p. 2614. — Arch. de la Préf. de Police. Commissaires de police, Quinze-Vingts, n° 1, 23 mars et 8 avril 1791.
M. Ch. Ledderok exposé à Strasbourg en 1895 ", un autre joli secrétaire que possédait Mme la marquise de Ganay, née Ridgway2, et une commode ayant appartenu à Mme la comtesse Benedetti 3. Notre planche XLII montre du même auteur un très beau meuble en vernis noir imitant les laques de Chine, qui parut à la vente du baron Lepic 4. Un secrétaire analogue fut présenté par M. Larcade dans une exposition du musée des Arts décoratifs en 1910 s. La meilleure production que j’ai vue de cet ébéniste est un petit bureau en pupitre, à panneaux de laque rouge et or6. , , <
MAGGIOLINI (Giuseppe), habile ébéniste italien, né en 1738 à Parabiago, dans le Milanais, où il mourut en 1814 7. Ses premiers essais lui valurent les encouragements de plusieurs ama-
teurs, qui lui conseillèrent de chercher fortune à Milan et l’aidèrent à s’y établir. Patronné par l’archiduc Ferdinand d’Autriche, gouverneur de la Lombardie, et par l’archiduchesse Marie- Béatrice d’Este, il gagna bientôt la faveur de la noblesse locale en même temps que l’amitié de
nombreux artistes. Plusieurs de ces derniers, — entre autres les peintres Levati et Appiani, — lui fournirent des dessins pour ses œuvres.
Maggiolini excellait dans la marqueterie en bois de couleur. Presque tous ses meubles offrent de jolies décorations, composées avec le goût le plus délicat. Lemaître représentait volontiers des gerbes de fleurs liées par des rubans, dont il rendait à merveille les plissures frétillantes et les gracieuses envolées. Il abordait aussi le paysage, l’architecture, les figures nues et drapées, les animaux, oiseaux et insectes, l’ornement et le blason. Sa technique rappelle un peu celle de David Rœntgen. Comme ce fameux ébéniste allemand, Maggiolini imitait les effets du pinceau au moyen de très petites pièces de rapport, assemblées d'une manière si précise qu’elles semblent se fondre les unes dans les autres. Pour le style de ses meubles, il s’inspirait plutôt des modèles français. Beaucoup de ses ouvrages rivalisent avec ceux de notre école par leur pure et sobre élégance. Il a laissé de belles commodes dans des formes diverses, et des secrétaires souvent
agencés d’une manière très ingénieuse. Quelques pièces provenant de son atelier sont conservées au Palais Royal de Milan, et beaucoup d’autres dans les familles patriciennes de la contrée. Elles portent assez fréquemment une marque originale: c’est une vignette montrant une boutique d’ébénisterie, avec le nom du maître GIUSEPPE MAGGIOLINI.
Les guerres et les révolutions dont l’Italie du Nord fut le théâtre vers la fin du xvme siècle éprouvèrent cruellement notre artiste. Quand les fatigues de l’âge ne lui permirent plus d’exercer sa profession, il se retira presque pauvre dans sa bourgade natale. I' eut pour successeur son fils et élève, Carlo-Francesco (1738 f 1834), qui fut aussi un marqueteur de talent.
MAGNIEN (Claude-Mathieu), reçu maître à
1. A. Schricker. Trésors d'art en Alsace-Lorraine. Strasbourg, 1896, pl. 135.
2. Carie Dreyfus. Collection de Mme la Marquise de Ganay, née Ridgway ( Les Arts, 1909, n° 96, p. 16). — Vente à Paris, mai 1922, n° 268.