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s’adonnait avec succès à la fabrication de ces ouvrages et en avait même établi un dépôt dans le couvent des Cordeliers situé près de sa boutique1. Parmi ceux qu’il livra pour les maisons royales de 1775 à 1784, on en remarque plusieurs spécialement destinés au service de la reine Marie-Antoinette et de Madame Adélaïde 2. Cependant les menuisiers avaient porté contre lui une plainte en justice pour usurpation de leurs privilèges 3 et obtinrent sans doute gain de cause, car, à partir de 1785, Masson ne fournit plus de billards au Garde-meuble. Il reçut à titre d’indemnité une gratification annuelle de mille livres, qu’il toucha jusqu’en 1789 4.
MATHALM, dit Lefranc, exploitait un atelier d’ébénisterie à Bordeaux, comme ouvrier forain, entre 1783 et 1791 5 6. A cette dernière date, il résidait rue Royale, près du Jardin public.
MATHELIN, menuisier en meubles, fut employé par le prince Henry-Jules de Condé aux embellissements de l’hotel de Condé à Paris vers le début du dix-huitième siècle. Entre autres ouvrages, il exécuta, pour le « cabinet doré » de cette résidence, les bois d’un somptueux mobilier comprenant un sopha, deux fauteuils et six chaises, qui furent ornés par le sculpteur Guyot é.
MATHIEU (Pierre-Jean), maître menuisier à Paris, fils d’un artisan du métier 7, exerçait rue Neuve-de-Cléry en 1738 8. Onze ans plus tard, il prit part à un procès contre des ouvriers chaisiers qui avaient fomenté une cabale dans le but de faire augmenter leurs gages9. Le dossier de l’affaire montre qu’il fabriquait à cette époque des sièges de salon pour le tapissier Louis Jobbé, rue des Cannettes.
Jean-Paul, que l’on suppose frère du précédent, travailla comme maître ébéniste au faubourg Saint-Antoine, où il mourut en avril 1745 I0. Sa veuve, Anne Legrand, se remaria avec le célèbre fondeur J. -J. de Saint-Germain 11 .
A cette famille se rattachait sans doute le menuisier Gaspard Mathieu, qui obtint les lettres de maîtrise le 13 février 1773 et fut député ou conseiller de sa corporation dans les dernières années de l’Ancien régime I2. Établi rue de Cléry, il faisait des sièges de luxe, avec le concours des sculpteurs Cornillier, Butard et Rousseau I3. Ses ouvrages sont signés : G. MATHIEU.
MATHON (Augustin) était maître menuisier en meubles à Paris, rue de Cléry, vers le milieu du règne de Louis XV I+. Il eut pour successeur son fils qui portait le même nom de baptême. Ce dernier, reçu maître le 3 octobre 1763 IS, décéda avant 1782. Les productions de
leur atelier présentent une marque singulière: transcription phonétique de la syllabe initiale