ÉTIENNE MEUNIER
Fauteuil de Bureau Louis XVcn noyer ciré. (coll. du comte de Savigny de Moncorps).
conserve, en son cMteau de famille, plusieurs suites de sièges frappés de cette empreinte. Les plus remarquables sont quatre grands fauteuils dans le style de la Régence, finement sculptés à décor de rocailles et de grenades.
MATTE (Jean-Charles), menuisier-ébéniste, établi comme artisan libre rue du Faubourg Saint-Antoine, fit faillite au mois de février 1770. Son carnet montre qu’il travaillait activement pour le commerce, mais il ne semble avoir produit que des meubles usuels en bois de noyer '.
MAUBOUSSIN était un ouvrier aveugle qui pratiqua la menuiserie à La Suze dans le Maine. «Ce jeune homme, dit Y Almanach sous verre de 17841 2, fait sans le secours de personne des armoires, des coffres et autres meubles de cette espèce avec une précision admirable... »
MAUCUY (Blaise), menuisier parisien, né en 1729, mort le 10 janvier 1798 3. Ayant gagné la maîtrise le 28 juillet 1758 4, il s’installa dans le quartier de la Villeneuve, actuellement de Bonne-Nouvelle. En 1767, il fut chargé de priser les marchandises dépendant de la succession de son confrère Jacques Gauthier5. Son atelier disparut peu après, bien qu’il eût encore longtemps à vivre. On lui doit de jolis sièges Louis XV signés B. MAUCUY. Un fauteuil en bois sculpté et doré portant cette empreinte faisait partie de l’ancienne collection Marcel Zambaux 6,
MAUGE (Noël), « apprentif du Roi pour l’ébénisterie » à la Manufacture des Gobelins, fut élève de J. -F. Œben, puis du frère de cet artiste, depuis 1762 jusqu’en 1775 7. On peut s’étonner que, dix ans plus tard, il travaillait encore comme compagnon, sans avoir trouvé les moyens de s’établir 8.
MAUGNY, « menuisier en meubles patenté », résidait rue de l’Echiquier sous le Directoire et le Consulat9. En 1803, le Tribunal de commerce le prit pour arbitre dans un litige entre l’ébéniste Barreau et le tapissier Caillet10.
MAULTER. Voy. Mauter.
MAUR (Jean- Georges), ébéniste parisien, demeurant rue du Cherche-Midi, dans le voisinage du couvent des Prémontrés, travaillait en 1780 a son compte « sans qualité ni privilège.» Après une saisie de ses ouvrages pour contravention aux règlements corporatifs11, il sollicita des lettres de maîtrise qui lui furent accordées le 6 octobre 1781 ’2. Un peu plus tard, Maur transféra sa boutique rue du Sépulcre, où il demeurait encore en 1789. On trouve dans les Petites Affiches plusieurs annonces de cet artisan pour vendre des meubles précieux, parmi lesquels un beau tric-trac d’acajou massif « en forme de bureau à la mode 15 ».