‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 259 sur 397 · Liste générale des Mcs Men.-Ébén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mcs Men.-Ébén. de Paris

13. Annonces, Affiches et Avis divers, 14 oct. 1780; 20 déc. 1781 ; 25 mai 1782.

MAUTER (Conrad), ébéniste du comte d’Artois, originaire d’Allemagne, né en 1742, mort à Paris le 14 mai 18101. Les documents de l’époque le désignent sous des appellations diverses, telles que Motet, Molaire , Maulhert, Mautard2.Dès l’âge de vingt-six ans, il se trouvait établi comme artisan libre rue du Faubourg Saint-Antoine 3. Ses talents se firent surtout remarquer dans la fabrication des tables. Il en vendait de toutes les sortes : à manger, à jouer, à écrire, toilettes d’hommes et de femmes, tables de nuit, tables en chiffonnières, en vide-poches et même en crachoirs4. La maîtrise lui fut conférée le 10 septembre 1777 5. Cinq ans après, Mauter devint fournisseur ordinaire du comte d'Artois, au service duquel il resta attaché jusqu’à la Révolution6. Avec nombre d’ouvrages pour le palais du Temple, le pavillon de Bagatelle, les châteaux de Maisons et de Saint-Germain-en-Laye, il exécuta une quantité de pièces plus modestes devant servir aux pages du prince, à ses serviteurs et au personnel de ses écuries. Les mémoires de l’ébéniste, conservés aux Archives nationales, mentionnent en outre des travaux pour le prince d’Hénin et le chevalier de Crussol. En 1791, lorsque Louis XVI forma le projet de se rendre à Saint-Cloud et fit remettre le château en état de recevoir la Cour, Mauter livra plusieurs commodes destinées à cette maison royale, ainsi qu’un curieux « nécessaire de garde-robe réunissant une table de nuit, une chaise d’affaires et un bidet 7 ». Sous le Directoire et le Consulat, il se remit à produire en abondance des tables mécaniques et de fantaisie8. Sa maison prospéra jusqu’à sa mort et fut reprise par un confrère qui publia dans Y Almanach du Commerce la réclame suivante : « Sandrin, successeur de Mauter, tient fabrique et magasin de meubles, fait le décor et tout ce qui concerne l’ameublement, rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 20». On connaît quelques bons ouvrages en acajou du temps de Louis XVI signés C. MAUTER, entre autres un bureau à cylindre de l’ancienne collection Ch. Haviland 9. Ces pièces se recommandent en général par une facture très précise, qui apparaît le mieux dans les agencements intérieurs.

MAYEUX (Louis-François), menuisier en meubles à Paris, après avoir été un des collaborateurs de Quinibert Foliot I0, obtint des lettres de maîtrise qu’il fit enregistrer au Châtelet le 29 juillet 1757 Le catalogue de la vente du baron de Gunzbourg signalait son nom sur un fauteuil Louis XV, sculpté à fleurs, avec siège, dossier et manchettes en cuir I2.

MAYHEW (John), ébéniste anglais, était associé avec son confrère William Ince à Londres, Broad-Street, Soho, vers le début du règne de George III. A cette époque, il exécuta, pour la galerie de la Reine au palais de Kensington, deux très belles armoires en acajou poli, ornées de fines sculptures à rinceaux, qui lui avaient été demandées en vue de contenir des orgues méca-

Page 1