Liste générale des Mcs Men.-Ebén. deParis
13. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 76, bil. du tap. Devouge, mai 1788; cart. 79, bil. du tap. Letellier, sept. 1790.
le bataillon des volontaires de Sainte-Marguerite, il fit campagne aux armées du Nord, eut la cuisse brisée d’un coup de feu devant Werwick et succomba des suites de sa blessure le 6 octobre 1793 L — Durant sa courte période d’activité, ce maître a produit de bons sièges Louis XVI, signés F. C. MEWAWT (avec les deux N imprimés à contre-sens). Le comte de Coulombiers possède au château de la Victoire, près de Senlis, une suite de quatre petits fauteuils-cabriolets portant cette estampille. D’autres ouvrages frappés de la même marque ont figuré dans les anciennes collections de Mme Ephrussi 1 2 et de Mme Lantelme 3.
L’atelier de Claude Menant fut conservé par sa veuve 4 5 puis par son fils, qui exerça rue de Charenton, n° 45, jusque vers la fin de l’Empire. On le trouve cité, à cette époque, dans les comptes du Garde-meuble de la Couronne pour des fournitures de chaises, fauteuils et bergères en bois d’acajou s.
MENNESSON (Louis-Charles) tenait fabrique et magasin de meubles rue du Faubourg Saint-Antoine, à l’angle de la rue de Montreuil, quand il fut désigné en 1792 pour faire partie du jury de jugement des affaires criminelles6. Sous le Directoire et le Consulat, son commerce prit une extension considérable. Mennesson vendait des ouvrages nombreux et de toutes sortes, parmi lesquels des bibliothèques, commodes et consoles, bureaux à cylindre, tables à bouillotte et à quadrille, tric-tracs, tables à thé 7 . Une vingtaine d 'ébénistes travaillaient pour sa maison, avec le fondeur Feuchère, le ciseleur Bouglet, les doreurs Lair, Desmarais et Hardouin. Il fit faillite le Ier juin 1802, ayant en magasin plus de 11.000 livres de marchandises8.
MERCIER, maître tourneur à Paris, établi en 1746 rue Neuve-Saint-Roch, sous l’enseigne du Métier couronné , faisait des petits meubles de fantaisie, entre autres des tables à store, dites en parasol 9 .
MERCIER (Jean), menuisier parisien, reçu maître le Ier août 1743, fut juré de sa communauté de 1753 à 1737 I0, Il habitait rue de Cléry, où il continua de travailler jusque vers 1780”. Cet artisan avait la spécialité des chaises de jardin. On le trouve mentionné à diverses reprises dans les comptes royaux pour des ouvrages de ce genre, qui lui étaient payés 30 livres pièce. En 1752, il fit les chaises du jardin fleuriste de Choisy I2, et en 1753 livra vingt-quatre sièges semblables destinés au parc de Trianon IJ.
MESSIER (Claude), ébéniste à Paris, né vers 1767, s’enrôla en 1792 comme volontaire national et gagna l’année suivante l’épaulette de sous-lieutenant14. Il s’établit plus tard rue Saint-
1. Ch. Chassin et L. Hennet. Les Volontaires nationaux pendant la Révolution, loc. cit.