Liste générale
exécuté des meubles pour Mme Geoffrin '. On donne comme une de ses œuvres un secrétaire appartenant au comte de Lasteyrie 1 2.
MEWESEN (Pierre-Harry), ébéniste étranger, probablement d’origine Scandinave, reçut des lettres de maîtrise à Paris le 26 mars 1766 3, et demeura durant une vingtaine d’années rue du Faubourg Saint-Antoine, à la Main d'or. C'était un artisan expert et actif, qui pratiquait son métier avec goût, mais d’une manière plus adroite que minutieuse. Ses ouvrages, qu’il signait P. H. MEWESEM, doivent surtout leur mérite à l’élégance de leur aspect. Parmi les meilleurs, nous citerons une belle commode en bois de rose, ornée d’une frise à rinceaux, qui figurait dans la galerie Paul Eudel4, et les jolies encoignures à décor d’attributs que renfermait l’ancienne collection Rikoft'5 (planche XLIV). Dans le muséede Chaalis, Mewesen est représenté par un meuble vitrine en bois d’ébène, garni malheureusement de bronzes médiocres. Comme autres exemples de ses travaux, on peut mentionner deux commodes à carrelages que le comte d’Oilliamson possède au château de Fontaine-Henry (Calvados), une pièce du même genre qui se trouve chez Mme Demachy au château d’Ognon, près Senlis, et un gracieux bureau à fleurs ayant fait partie de la vente Delessert 6.
MEYERDIETRICH (Jean), menuisier-ébéniste et sculpteur alsacien, passa maître à Strasbourg le 23 septembre 1777 7. Il travaillait encore dans cette ville à la veille de la Révolution 8. Avec des meubles en chêne et en noyer, il exécuta des menuiseries ornementales, et construisit une chaire, aujourd’hui détruite, pour l’église protestante de Saint-Pierre-le-Jeune. Le musée des Arts décoratifs de Strasbourg vient d’acquérir un petit portrait au pastel, qui le montre vêtu en rouge, le compas à la main 9.
MICHAELIS (Jean-Frédéric), natif de Wiehe (Saxe) où son père était menuisier, vint exercer l’état d’ébéniste à Paris avant la fin du règne de Louis XV I0. La maîtrise lui fut conférée le 9 février 1787 dans les conditions de faveur accordées aux artisans qui instruisaient les enfants pauvres à l’hôpital de la Trinité11. Il habitait alors place du Cimetière-Saint-Jean, près de l’Hôtel de Ville. On manque de renseignements sur ses travaux.
MICHARD (Claude-Étienne), menuisier en meubles, né en 1732, mort à Paris, le 23 juillet 1794 I2. Ayant pris ses lettres de maîtrise le 20 juillet 1737, il travailla durant une trentaine d’années rue du Faubourg Saint-Denis13, et se retira ensuite rue Saint-Sauveur, où il termina ses jours. Il était le beau-frère du menuisier Jean-Nicolas Blanchard14. Cet habile artisan,