‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 265 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

14. Arch. de la Seine, loc. cit. Q.3. 36. Décès de Marie-Élisabeth Petit, femme Blanchard, 1er brumaire an IV.

qui signait E. MICHARD, se fit connaître par des ouvrages remarquables, principalement dans le style de transition Louis XV à Louis XVI. Peu avant la chute du duc de Choiseul, il fournit à ce ministre le magnifique fauteuil de bureau reproduit sur notre planche XLIV. On a pu en établir la provenance par un tableau du chevalier Roslin qui représente le célèbre homme d’Etat assis dans ce fauteuil. Après avoir été l’un des joyaux de la collection Jacques Doucet1, cette œuvre d’art appartient maintenant au comte Moïse deCamondo. Le château de LaRoche-Guyon conserve un curieux mobilier exécuté par Michard pour le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld d’Enville. C’est une suite de dix-huit grands fauteuils à dossier carré et à pieds en gaîne, avec des accotoirs de forme rectangulaire entièrement garnis d’étoffe sur toute leur longueur. Dans une exposition rétrospective organisée au pavillon de Marsan en 1910, parurent des sièges de ce maître présentés par M. Lévy2 3. La vente du baron Benoist-Méchin comprenait deux belles bergères du même auteur5.

MICHAUT (Jean-Louis), menuisier-ébéniste et tourneur, se fit recevoir maître à Paris le 29 novembre 1775 4. Il résida rue des Marais Saint-Martin jusqu’à la Révolution, puis rue des Vieux-Augustins, n° 9, sous le Directoire 5. A cette époque, il déposa chez le marchand Collignon, boulevard Poissonnière, de nombreux ouvrages en acajou, parmi lesquels des tables à jeu et à ouvrage, un bureau mécanique à la Tronchin et une toilette à coulisse6.

MIGEON (Antoine), menuisier parisien, né en 1745, mort le 12 décembre 1793 7. Il ne semble pas se rattacher à la famille des ébénistes de ce nom. Admis à la maîtrise le 13 novembre 1759, il demeura rue des Francs-Bourgeois jusqu’en 1 785 8, transporta ensuite son atelier rue Culture-Saint-Gervais 9, et devint député ou conseiller de sa corporation10. Il travaillait surtout pour le bâtiment, mais faisait aussi quelques meubles de menuiserie, comme des « échelles de bibliothèque en chaire-à-prêcher » ou des « bois de lit en forme de commode avec tiroirs » ".

MIGEON. — Trois représentants de cette famille, l’aïeul, le père et le fils, furent maîtres et marchands ébénistes à Paris dans le cours du dix-huitième siècle. Ils portaient tous les trois le prénom de Pierre.

Le premier avait dû naître entre 1670 et 1675. De religion calviniste, il épousa vers 1700 une de ses coreligionnaires, Judith Mesureur, veuve de l’ébéniste François Collet12. Secondé par sa femme, il exploita au faubourg Saint-Antoine un établissement considérable, situé rue de Charenton, vis-à-vis le couvent des Dames anglaises, dans la maison où demeurèrent après lui son fils et son petit-fils. Un de ses livres de commerce, recueilli par la Bibliothèque

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