Liste générale
10. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5491, Livre des ouvriers de l’ébén. Migeon (1756). Cf. Arch. nat. Y. 10993, 1 3 juin 1750.
11. Vente deMllede Choiseul, Paris, mai 1896, n° 36 (reprod.).
12. Liste générale des Mes Men. -Ebénistes de Paris, 1782-1785.
13. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 5491 (années 1737 et suiv.). Il eut aussi des relations avec les ébénistes Boudin et Noël Malle.
tard de fabriquer des ébénistenes de luxe, avec le concours des fondeurs Viret, Heux etjonquoy \ A la suite d’un incendie qui détruisit sa boutique, Gérard Péridiez dut suspendre ses payements le 26 avril 1770, mais il se releva bientôt de ce désastre, et, au printemps de 1774, obtint le titre d’ébéniste du Roi en remplacement de son beau-père Gilles Joubert1 2. Retiré du commerce en 1785, il mourut peu après.
Ce maître, qui signait G. PERIDIEZ, est représenté au musée du Louvre par une commode en marqueterie à fleurs et encadrements de grecques, provenant du ministère de la Guerre 3. Alfred de Champeaux a mentionné un ouvrage de cet ébéniste chez lord Cavendish-Bentinck à Londres4. On a relevé son poinçon sur d’autres bons meubles en bois de rose, parmi lesquels un petit secrétaire, avec des chutes simulant des draperies, qui figurait dans l’ancienne collection Alphonse Kann s.
PERIDIEZ (Louis), dit le jeune, frère du précédent, né en 1731 6, eut une existence agitée. D’abord compagnon chez l’ébéniste Nocart, il se prit de querelle avec son patron, et, comme beaucoup de mauvais sujets, s’engagea aux Gardes-françaises7, sans d’ailleurs renoncer à sa profession. Il s’installa ensuite rue du Faubourg Saint-Antoine, près de la rue de Charonne, et, le 17 août 1764, obtint la maîtrise comme fils de maître8. Cet artisan faisait surtout des tables légères en bois de placage et en marqueterie à fleurs, dont on connaît de nombreux spécimens estampillés L. PERIDIEZ en grandes lettres. Par une anomalie digne de remarque, il pratiquait également la menuiserie en sièges, et ses ouvrages de ce dernier genre ne sont pas les moins agréables. Mme la comtesse F. de Bernard possède deux jolies chaises-chauffeuses de style Louis XV qu’il a signées au revers des dossiers. Mais, tout en exerçant sa profession avec adresse, Louis Peridiez manquait de conduite. Vers 1773, le désordre de ses affaires le mit en si fâcheuse posture qu’il disparut subitement pour échapper à ses créanciers 9. On le retrouve une dizaine d’années plus tard, établi comme maître ébéniste et menuisier à Choisy-le-Roi, où sa famille avait des attaches. Le Garde-meuble l’employait alors à quelques modestes travaux pour le château de cette ville I0.
PERRENET-BOUDOUX (F.). — Parmi les victimes du Tribunal révolutionnaire, le Moniteur du 3 messidor an II mentionne un personnage de ce nom, « ébéniste à Ville-Affranchie, âgé de quarante-huit ans, natif de Châteauroux ». Or, ce prétendu artisan était un ancien officier, François-Sylvain Pereney de Grosbois, qui avait pris part à la défense insurrectionnelle de Lyon comme commandant des chasseurs à cheval de Précy. Pour échapper aux représailles des vainqueurs, il était venu se cacher à Paris, rue Mont-Marat, ci-devant Montmartre, muni d’un faux passeport où il se faisait passer pour le citoyen Ferdinand-Joseph Boudoux,
1 . Arch. de la Seine. Bilans, cart. 3 1 , bil. du maître, 26 avril 1770.
2. Id. Ibid., cart. 65 et 68A, bilans de la veuve Migeon, march.-ébén., déc. 1785 et sept. 1786.
3. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Mobilier du XVIIe et du XVIII e s., 2e éd. Paris [1922], n° 59. — Id. Musée du Louvre. Le Mobilier français. Paris, 1921. Ëp. Louis XV, pl. 27.
4. A. de Champeaux. Notes mss. (Bibl. des Arts décor., X, 52).