‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 302 sur 397 · Arch. nat. O1. 3629, liasse 1 (ier trimestre · texte numérisé non relu

Arch. nat. O1. 3629, liasse 1 (ier trimestre

ébéniste sans ouvrage. Bientôt arrêté comme suspect, mais démasqué seulement après cinq mois de détention à la Conciergerie, il fut jugé et exécuté le 13 juin 1 794 1 .

PETIT. — Cette estampille sans initiale de prénom figure sur un grand bureau Louis XV, en marqueterie à fleurs, recueilli par le musée Victoria et Albert à Londres 2. Le morceau est d’un style superbe, qui rappelle un peu le goût de Cressent par la puissance des lignes et la noblesse des bronzes. Sans nul doute cet ouvrage a dû sortir d’un atelier parisien ; il est toutefois difficile d’en discerner l’auteur parmi de nombreux homonymes. On l’attribue généralement à Gilles Petit 3 (1715 *j* 1 79 5)5 mais celui-ci était un entrepreneur de grosse menuiserie 4 5 et ne paraît jamais avoir fait des meubles d’art. Par contre, l’ébéniste Nicolas Petit, dont nous parlons plus loin, a laissé des pièces d’un caractère très analogue. Ne pourrait-on supposer que le bureau du South Kensington Muséum soit une production de sa jeunesse, marquée avec un poinçon différent de celui qu’il employa plus tard?

PETIT (Jean) fit enregistrer ses lettres de maîtrise à Paris le 5 octobre 1767 s et mourut avant 1782 6. Il habitait rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Traversière 7. Dans l’ancienne collection Paul Eudel figurait une commode d’un beau galbe, en marqueterie de bois de couleur, signée J. PETIT8.

Jean-Marie, filsdu précédent, né en 1 7 3 7 9, passa maître le 5 mars 1777 I0. Après avoirsuccédé à son père, il transporta l’atelier dans la même rue, un peu au delà de l’hospice des Enfants- Trouvés11. Cet artisan fournit au Garde-meuble de la Couronne des châssis d’écrans, des tables de nuit et des meubles de commodité I2. Il continua d’employer la marque J. PETIT que l’on rencontre sur des ouvrages d’une trop basse époque pour être attribués au premier possesseur de cette estampille. Chez M. Hector Lefuel se trouve un spécimen de ses travaux, datant du début de la Révolution : c’est un paravent à six feuilles en acajou, dont les montants simulent des lances, avec des fers de bois bronzé.

PETIT (Nicolas), notable fabricant et marchand de meubles, né en 1732, mort à Paris le 18 août 1791 ’3. Fils d’un menuisier, il gagna la maîtrise le 21 janvier 1761, devint député ou conseiller de sa corporation, fut adjoint aux syndics en 1783 et passa syndic l’année suivante14.

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