‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 304 sur 397 · Liste gén. des Mes Men.-Ebe'n. de Paris · texte numérisé non relu

Liste gén. des Mes Men.-Ebe'n. de Paris

11. « Grande rue du Faub. S. -Antoine, près celle Sainte Marguerite ». Arch. nat. Y. 14112, loc. cit.

12. Id. O1. 3535 ; O1. 3639 (mém. de Hauré, 2e sem. 1786). Cf. Bibl. nat. Mss. fr., 7817, fol. 48.

13. Arch. de la Seine. Enregist. Tables des Décès. QJ. 52. V. aussi: Arch. nat. Y. 14092, 20 nov. 1765; Y. 14093, 9 mai 1766, etc. — On a confondu cet ébéniste avec un homonyme, le menuisier Nicolas Petit, qui demeurait aussi rue du Faubourg Saint-Antoine, mais tout en haut de cette rue, près de la barrière du Trône. Reçu maître en juillet 1765, il mourut à Paris le 28 prairial an VI, âgé de 68 ans (Arch. de la Seine, loc. cit. Q8- 5 5).

14. Liste générale des Mes Men.-Ebin. de Paris, 1782-1789. — Arch. nat. H2. 2118.

Ses établissements, situés rue du Faubourg Saint-Antoine, au Nom de Jésus1, eurent une vogue considérable2. On trouve sa marque, N. PETIT, sur une quantité de pièces qui font honneur à son goût et à la souplesse de son talent. Les premiers en date comprennent de splendides commodes dans les formes galbées du style Louis XV. Une pièce de ce genre, richement revêtue de marqueteries à fleurs, orne la Bibliothèque de la ville de Versailles; d’autres, en vernis noir de style chinois, ont fait partie des collections Demachy 3 et Bouwens van den BoijenL Quand le goût grec apparut dans l’ameublement, aux alentours de 1765, notre ébéniste se montra l’un des plus ingénieux pour renouveler la décoration, puis la structure de ses meubles en s’inspirant de l’art classique. Une table à coiffer que possédait naguère Mme Louise Balthys, une commode à fleurs qui dépendait de la succession Eug. Kraemer6, et une gaîne d’horloge à trophées d’attributs décrite dans le catalogue de la vente Polovtsoff 1 , rappellent cette phase de la vie du maître. On peut y rattacher encore le curieux régulateur, couronné par une fleur de tournesol, qui se trouve au Conservatoire des Arts et Métiers (planche L). Il existe plusieurs répétitions de cette œuvre : l’une d’elles figure dans le mobilier royal d’Angleterre au palais de Buckingham. Sous Louis XVI, Nicolas Petit exécuta surtout des ouvrages en bois massif, qu’il relevait parfois avec des panneaux de laque, des porcelaines de Sèvres ou des mosaïques florentines. Une petite armoire en ébène, appartenant au South Kensington Muséum8, et deux vitrines en acajou conservées dans notre Mobilier national correspondent à cette dernière manière de l’artiste.

PÉVERIE (Rémy), tourneur à Paris, reçu maître en 1735, exerça durant plus de quarante ans rue aux Ours, au coin de la rue Quincampoix, sous l’enseigne de la Belle Teste. Suivant sa carte d’adresse, imprimée en 1739, il vendait des chaises et fauteuils à la mode, des sièges de jardin peints en vert, et différentes sortes de meubles intimes, parmi lesquels des « doublebidets » pouvant être employés par deux personnes à la fois 9.

PHELIZÉ. Voy. Felizé.

PICHARD (Barthélemy) était maître menuisier en meubles à Paris vers le début du règne de Louis XV. En 1737, il fut chargé de priser les marchandises dépendant de la succession de son confrère Étienne Saint-Georges10. Il mourut avant 1749.

PICOT (Grégoire), maître ébéniste à Nancy, devint en 1788 député ou conseiller de sa corporation".

PIEDDELOUP (Jean-Baptiste), compagnon menuisier à Paris, fut poursuivi au printemps

1. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 69, faillite du march.miroitier Bonnemain aîné, 1784-1787.

2. Id .Ibid., cart. 57, bilans du tap. Chevreau et du tap. Noël Dubois, 1781 ; cart. 58, bil. du tap. Gavaret, 1782; cart. 60, bil. du tap. Cecille, 1783 ; cart. 65, bil. de l’ébén. Dubuisson, à Versailles, 1785 ; cart. 69, bil. du march. Bonnemain, 1787; cart. 72, bil. du tap. Law, 1788 ; cart. 74, bil. du tap. Brébant, 1789; cart. 75, bil. du tap. P. Boniface, 1789; cart. 76, bil. du tap. Muret, 1789; cart. 116, bil. du tap. Bimuler, 1777, etc.

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