‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 307 sur 397 · PHILIPPE-JOSEPH PI AJ VIN ET · texte numérisé non relu

PHILIPPE-JOSEPH PI AJ VIN ET

Canapé d’alcôvc fin Louis XV en bois doré (anc. coll. Alfred Sussmann).

1 775 1 et Prit un atelier pour son compte dans la même rue de Cléry. Il mourut entre 1782 et 1785. Ses travaux, signés L. M. PLUVINET, ne le cèdent guère en mérite à ceux de Philippe (yoy. pl. LU). On peut citer de lui un important mobilier de salon, à décor d’acanthes et branches de laurier, chez M. le duc de Fezensac, au château de Marsan, dans le Gers.

POINOT (Claude), menuisier en billards, passé maître en 1760 1 2 3, s’établit rue des Grands- Degrés, au coin de la rue de Bièvre. L’Almanach Dauphin le cite en 1772 comme un des plus habiles dans sa spécialité 5. Sa veuve lui succéda vers 1775 4 et continua de fabriquer des billards à la même adresse.

POIRIÉ (Noël POIRIER ou), maître menuisier en meubles à Paris, exerçait rue Beauregard en 1737 s» Puis s’installa rue de Cléry, où il mourut le 6 juillet 1753 6.I1 possédait une boutique assez importante, dont l’enseigne « Au Poirier » faisait allusion à son nom de famille7. Secondé par son fils Adrien, il produisait avec succès des grands sièges meublants à la Renie , des fauteuils de bureau, que l’on nommait alors chaises de table , des bois de lits à colonnes, etc.8. Le sculpteur Jacques Leloup, dit Thierry, fut un des ornemanistes auxquels il confiait le soin d’embellir ses ouvrages9. Ceux-ci portent l’estampille N. POIRIE, bien que tous les documents contemporains désignent le maître sous le nom d t Poirier et que lui-même adoptât cette orthographe dans ses signatures manuscrites I0. J’ai relevé son poinçon sur des sièges estimables qui se rattachent encore au style de la Régence, parmi lesquels plusieurs fauteuils en noyer sculpté et ciré, faisant partie du mobilier de Mme la vicomtesse Daru au château du Martroy, près de Meaux.

Philippe, neveu du précédent, et comme lui menuisier en meubles, ne doit pas être confondu avec le marchand-ébéniste Simon-Philippe Poirier, dont il sera parlé ci-après. Ayant gagné la maîtrise le 23 octobre 1765 ”, il exploita rue de Charenton, un peu au delà de l’hôtel des Mousquetaires, un atelier pour lequel il reprit l’enseigne parlante de son oncle12, et qui prospéra jusque vers 1 788 1 L II marquait PH. POIRIE. On a trouvé cette empreinte sur des pièces originales, comme une jolie chaise, à dossier en écusson et à pieds en consoles, qui figurait dans l’ancienne collection Marcel Zambaux’4. Le musée du Louvre a recueilli une suite de très beaux sièges provenant de cet atelier15; l’ensemble comprend deux canapés et dix fauteuils que recouvrent des somptueuses tapisseries de Beauvais, d’après Boucher et Oudry (planche LU).

POIRIER (Simon-Philippe), quelquefois désigné comme ébéniste, était un marchand privilégié de la Cour, qui possédait sous Louis XV, rue Saint-Honoré, vis-à-vis l’hôtel d’Aligre, A la

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