MORTO IL 20 E SEPULTO IL 2 1 MAGGIO 1777 IN ETA DI ANNI
1. Statuts, Privilèges, Ordonnances et Règlemens de la Commu- 6. V. au sujet de cet artiste : Demetrio Carlo Finochetti.
nauté des Mes Men . et Ebén. de la Ville de Paris, 1751. Délia Scultura e Tarsio in legno dagli antichi tempi ad oggi ( Annali
2. Liste générale des Mes Men.-Ebèn. de Paris, 1782-17139. del Ministerio di Agricoltura, Induslria e Commercio, n° 56,
3. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 69, bilan du march. miroi- Firenze, 1873,9. *85 et suiv.). — A. de Champeaux. Le Meuble,
tier Bonnemain, 1787 ; cart. 79, bil. du négociant Isaac Simon, t. II, p. 204-205. — De Mauri. L'Antatore di Oggetti d'Arte e di
1790, etc. Curiosita, Milano, 1907, p. 541.
4. Id. Livres de Commerce. Reg. 2119, Journal du march. 7. A. de Champeaux. Ouv. cité,t. II, p. 203.
Poulhier (1786) ; Reg. 4173, Journal du march. Bansse (an VII). 8. A. Maze-Sencier. Le Livre des Collectionneurs, Paris, 1885,
5. Alm. du Commerce d’ Arts et Métiers pour la Ville de Bor- p. 56. deaux, 1791, p. 90.
1767 ’. Après avoir résidé rue de la Harpe2, il demeura dans le passage de l’hôtel de Lesdiguières jusqu à la Révolution, puis se retira rue Saint-Victor, où il mourut le 11 mars 1810 5. On a signalé quelques meubles d’une qualité assez modeste, en acajou et en bois de placage, portant 1 estampille : P. PLEE 4. J’ai trouvé cette empreinte sur un gracieux fauteuil de bureau, du temps de Louis XV, en noyer garni de canne.
PLENEY (Antoine) devint en 1737 menuisier de la Chambre et des Menus-Plaisirs du Roi, aux appointements de 300 livres5. La même année, il fut élu juré de la corporation des maîtres menuisiers-ébénistes de Paris é. Frère d’un avocat au Parlement, qui se qualifiait « conseiller du Roi en 1 Amirauté de France, au siège général de la Table de marbre», Antoine Pleney faisait l’entreprise de grosse menuiserie, à la tête d’une maison importante, située dans le faubourg Saint-Germain, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Sulpice, près de la rue de Vaugirard, sur l’emplacement du carrefour que forment aujourd’hui le boulevard Saint-Michel et la rue Soufflot. Ses fonctions l’appelaient à exécuter ies ouvrages de charpente et de décoration pour les fêtes et cérémonies de la Cour7; il ne fournissait du mobilier qu’à titre exceptionnel. On remarque cependant parmi ses travaux des sièges moulurés à la main, des meubles pliants de voyage, des tables à jeu « brisées sur charnières » 8. Un de ses mémoires mentionne la livraison au château de Compiègne d’une série de pareilles tables, en bois de violette, avec des pieds en merisier incrusté d’amarante 9. Pleney succomba dans les derniers jours de juin 1756'°. Il eut pour successeur son gendre, J. -B. Francastel, qui, depuis deux ans, était devenu son associé.
PLUVINET (Philippe-Joseph), menuisier parisien, reçu maître le 14 juillet 1754", s’établit peu après rue de Cléry, où il exerça jusqu’à sa mort, survenue en mai 1793 I2. Cet artisan se distinguait dans la fabrication des sièges de luxe. Il a mis sa marque P. PLUVINET sur des ouvrages d’un noble caractère et d’une très brillante exécution. Notre Mobilier national conserve de lui une grande bergère, du temps de Louis XVI, offrant des consoles d’accoudoir en volutes, d’un modèle peu commun. D’autres spécimens de ses travaux faisaient partie de la collection du vicomte de Froissard-Brossia dispersée en 1919 IJ, et de l’ancien ameublement de Mme la1 duchesse d’Avaray au château de Mareil-le-Guyon I4. Une de ses plus admirables créations est un canapé d’alcôve, richement sculpté et doré, qui obtint une enchère de 56.500 francs à la vente Jacques Doucet, en mai 1912, et qui a figuré depuis dans la collection A. Sussmann (planche LU).
Louis-Magdeleine, sans doute fils du précédent, obtint ses lettres de maîtrise le 19 avril
■ 1. Liste générale... 1782-1789.