‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 31 sur 397 · Id. Y. 14428, 17 juil. 1780. — Liste générale · texte numérisé non relu

Id. Y. 14428, 17 juil. 1780. — Liste générale

10. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2441. Journal du tap. Bonnemain-jeune (1783-1784).

seur de juge de paix et fit nommer son parent, l’ébéniste Antoine Bertrand, commissaire aux accaparements fi Sa boutique est citée dans l 'Almanach du Commerce jusqu’en 1804.

BESSON (Charles), né en 1734, mort à Paris le Ier janvier 1808 fi Ayant gagné la maîtrise le 5 juillet 1758 et prêté serment deux ans plus tard1 2 3 4, il s’installa rue Neuve-Saint-Martin, où il demeura le reste de son existence. A. de Champeaux a signalé la marque BESSON sur une commode de transition Louis XV à Louis XVI, présentant une décoration peu banale constituée par des panneaux de mosaïques en losanges dans des bordures de marqueterie à fleurs5.

BETTINGER (Nicolas), ancien volontaire national6 7, tenait en 1798 un atelier d’ébénisterie à Paris, rue Beauregard fi Sous l’Empire, il fournit au Garde-meuble plusieurs grandes armoires en acajou massif et des bois de lit à colonnes de bronze doré 8 9. Sa maison existait encore en 1823 fi

BEURTEAUX, maître tourneur à Paris, rue aux Ours, fut le fournisseur ordinaire du Gardemeuble de la Couronne pour les ouvrages de sa profession durant tout le règne de Louis XVI10 11. Cet artisan confectionnait des chaises de frêne paillées, dites à la capucine , au prix d’un louis la douzaine; des fauteuils en cabriolet, ornés de moulures et rosettes, valant un écu pièce et d’autres à lyre ou à gerbe, en merisier couleur d’acajou, qu’il vendait 6 à 9 livres ". Beurteaux faisait aussi des sièges de luxe profilés au tour pour la sculpture. Ses mémoires mentionnent des ouvrages de ce genre destinés au pavillon de Madame Élisabeth à Montreuil 'fi L’un de ses derniers travaux officiels fut la menuiserie de quatre grands fauteuils, avec des châssis mobiles dans les fonds et dossiers, qu’il remit en juin 1792 au sculpteur Pierre Laurent pour être terminés par cet ornemaniste'3.

BIENNAIS (Martin-Guillaume), « orfèvre, tabletier, ébéniste », né à Lacochère, près d’Argentan (Orne), le 29 avril 1764; mort à Paris le 26 mars 1843 "fi D’abord simple ouvrier, il s’établit vers l’âge de vingt-cinq ans rue Saint-Honoré, près de la rue de l’Échelle, sous l’enseigne du Singe Violet “5, et donna une grande extension à son commerce. Outre des tabletteries en tous genres, des ouvrages d’argent et de vermeil, des porcelaines et des bibelots, on trouvait chez lui un choix de beaux meubles en acajou tels que des commodes, consoles, secrétaires,

1. Alm. National, 1793, p. 362 et 546. — Et. Charavay, Assemblées Elect. de Paris, Paris, 1890-1905, t. II, p. 43.

2. Arch. de la Préf. de Police. Commissaires de police. Quinze- Vingts. N° 1, 20 mars 1791 ; 11 messidor II.

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