Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris
13. Arch. nat. Y. 14091,/oc. cit. V. aussi id. Y. 14096, 4fév. 1769; Y. 14100. Scellés après décès de l’ébén. Becker, 20 avril 1773.
PORQUET (Jacques), né en 17041 2, s’établit d’abord comme ouvrier libre rue de Charenton. Ses talents furent employés par J. -F. Œben, ébéniste du Roi, à la succession duquel il réclama un payement de travaux \ Porquet n’avait pas moins de soixante-trois ans lorsque l’édit royal, du 13 août 1767 lui conféra la maîtrise 3 ; il exerçait encore rue de Charenton à la fin de 1788.
PORROT (Noël-Toussaint), menuisier en meubles, reçu maître à Paris le 22 juillet 1761, habita rue du Pont-aux-choux pendant plus de vingt-cinq ans 4 5. Il livrait au commerce des bois de sièges sculptés par Nicolas Delaporte, par Marget dit Gillet, et par Lange de Chanvalon. Le peintre-doreur Desfontaines concourut aussi à l’embellissement de ses ouvrages s. J’ai relevé la marque N. T. PORROT sur des pièces estimables, parmi lesquelles un fauteuil Louis XVI, orné de perles et rangs de piastres, que possédait naguère M. Louis Touzain.
PORTIER. Voy. Pothier.
PORTMANN (Philippe-Jean) exploitait un atelier d ’ébénisterie, rue du Faubourg Saint- Antoine, sous le Directoire et le Consulat6. On le trouve cité dans les livres du marchand Trintzius pour des fournitures de commodes, tables de bouillotte, tables à trois dessus, etc. 7. Le 24 juin 1806, étant « detenu en la maison d’arrêt de Sainte-Pélagie », il déposa son bilan qui cite parmi ses créanciers le fondeur Cothenet, les ciseleurs Bouglet, Sauvé, Dambreville et le doreur Desmarais 8.
POTAIN (François), dit Potain père, menuisier du Roi, fut employé par la Couronne à partir de 1714 jusque vers 1735 9. Le Garde-meuble lui demanda des tables à écrire et à jouer, des armoires, des buffets et des sièges « sculptés de quelques ornemens ». Il eut pour successeur un de ses fils, également prénommé François, né en 1688 I0, élu en 1757 principal de sa corporation ", mort avant 1773. Celui-ci résidait rue Poissonnière, ayant une succursale à Versailles I2. En dehors de ses travaux de grosse menuiserie, il fit des cadres pour les tableaux de Louis XV 13.
POTHIER (Jean-Jacques), menuisier en meubles, reçu maître à Paris en 1750, exerça rue de Bourbon-Villeneuve (actuellement d’Aboukir) jusque vers 1 780 14. Il signait POTHIER en grandes lettres. Un de ses ouvrages fait partie de notre Mobilier national : c’est un fauteuil Louis XV qui se distingue par de gracieux détails dans la disposition des moulures15. La collection de Mme la comtesse F. de Bernard renferme une bergère en gondole du même auteur.