E. Dumonthier. Le Mobilier National. Les Bois de sièges
t. I,pl. 13.
POTIER (Albert), maître et marchand-ébéniste à Paris, demeurant rue de la Corderie, au coin de la rue du Temple, mourut le 12 février 1739. Lors de son décès se trouvaient chez lui une commode et des encoignures en bois de violette qu’il venait de vendre au marquis de La Fare1. Son commerce fut continué par sa veuve, Catherine Duval, qui se remaria bientôt avec l’ébéniste Guérard.
POTORANGE (Jean ElOFFENRICHLER, dit), natif d’Allemagne, vint se fixer à Paris avant 1755 et travailla d’abord comme ouvrier libre rue du Faubourg Saint-Antoine, « vis-à-vis celle Traversière2 3 ». On a retrouvé le procès-verbal d’une visite effectuée chez cet ébéniste en 1765 par les jurés-menuisiers, qui reconnurent tous les ouvrages « fabriqués de bons bois et conformes aux règlemens 5 6 ». Deux ans plus tard, Hoffenrichler obtint des lettres de maîtrise, enregistrées au Châtelet le 5 octobre 17674. Il continua de résider à la même adresse 5 produisant des meubles en bois de placage, qu’il signait de son pseudonyme J. POTORANGE. Son atelier disparut avant 1782.
POUSSAIN (Marc-Antoine-Jean), reçu maître à Paris le 14 octobre 1772, habitait rue du Bout-du-Mondeé. En 1786, il fournit au Garde-meuble plusieurs tables à jeu de tri pour le château de Fontainebleau7. Les Petites Affiches du 5 juillet 1788 signalaient un « bureau à 5 places, en pupitre, avec 12 tiroirs et serre-papiers », à vendre dans sa boutique.
PRANDT. Voy. Brandt.
PREHN (Jean-Louis-Frédéric), natif de Rensefeld, près Lubeck, travaillait à Paris en 17908. Il exploita plus tard, rue Neuve Saint-Etienne, un atelier d’ébénisterie cité dans X Almanach du Commerce de l’an VI à l’an XII.
PRINGLE, ébéniste et tapissier anglais, établi à Londres, Wardour Street, Soho, vers la fin du xvme siècle, était fournisseur breveté du duc de Clarence, le futur roi Guillaume IV9.
PROVOST (Charles-Bernard), menuisier parisien, né en 1706 I0, acquit la maîtrise le 2 novembre 1737 Il exerça durant plus de quarante-cinq ans, au faubourg Saint-Antoine, dans le passage de la Boule-Blanche, puis se retira rue des Barres, où il mourut en octobre 178612. Cet artisan construisait des bâtis de meubles destinés à être revêtus de placages par les ébénistes. J’ai relevé son estampille PROVOST apposée avec celle de C. Krier sur une commode de marqueterie appartenant à Mme la vicomtesse Daru.
PROVOT était maître menuisier et ébéniste à Nancy dans les dernières années du règne de Louis XVI15.
1. Arch. nat. Y. 15596. Scellés après décès de Alb. Pottier, me ébén., I2fév. 1739.
2. Id. Y. 10996, 23 avril 1755; Y. 14088, 22 déc. 1761 ; Y. 14094, 17 fév. 1767, etc.
3. Id. Y. 14579. Visites des jurés-men. 22 juillet 1765 (sous le nom de « Jean Potalange »).