‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 317 sur 397 · Id. 25 mai 1914, n · texte numérisé non relu

Id. 25 mai 1914, n

15. Arch. nat. T. 5141, 5. Papiers du député Osselin. Liste des Vainqueurs de la Bastille, n° 216. — Id. C. 35, 208 Pr.verb. du 25 avril 1790. — J. Durieux. Les Vainqueurs de la Bastille, Paris, 1 9 1 1 , p. 178.

REIZELL (François), natif d’Allemagne1, prit scs lettres de maîtrise à Paris le 29 février 1764 2 3, alors qu’il habitait rue Traversière-Saint-Antoine. Dans les débuts de sa carrière, il compta au nombre de ses ouvriers l’ébéniste Joseph Baumhauer, dit Joseph, qui devait se distinguer comme artisan privilégié du Roi K Vers 1770, Reizell se transporta au faubourg Saint- Germain, résida quelques années rue des Saint-Pères 4 , et ensuite rue du Petit-Lion 5. A partir de 1773, le prince de Condé lui fit d'importantes commandes se montant à plus de 12.000 livres pour le Palais-Bourbon, les châteaux de Chantilly et de Villegénis6. Sa femme, Marie-Claude Couffé, mourut en 17847. Il succomba bientôt après, le 25 octobre 1788 8.

Cet ébéniste a mis son estampille F. REIZELL sur des meubles en marqueterie composés avec goût. Le musée des Arts décoratifs montre de lui une encoignure de forme contournée, à décor de fleurs. Dans la collection de Mme la comtesse F. de Bernard figure un écoinçon de même style, en bois satiné avec des rinceaux d’amarante. On connaît plusieurs commodes de la fin du temps de Louis XV sur lesquelles le maître a représenté des paysages, des attributs, des vases, des oiseaux. Je possède un petit meuble de ce genre décoré dans de jolis tons clairs (planche LUI).

RÉMOND (Félix), qui devint sous la Restauration ébéniste breveté de la duchesse d’Angoulême et de la duchesse de Berry, passe pour avoir été un élève de Riesener, puis un des chefs d’atelier du Garde-meuble9. En 1807, il fit pour l’impératrice Joséphine un précieux « nécessaire sur table», orné d’incrustations de bois et d’acier, avec le portrait en miniature de Napoléon10. Quelques années après, il livra des bureaux, chiffonniers et secrétaires en acajou, destinés au service des grands dignitaires de l’Empire11. En 1819 et 1820, il exécuta les berceaux de la princesse Louise, future duchesse de Parme, et du duc de Bordeaux, plus connu sous le nom de comte de Chambord. D’après le Bajar parisien , cet ébéniste fabriquait toutes sortes de meubles en bois étrangers et indigènes, en marqueterie ombrée ou gravée, et en vieux laques de Chine I2. Après avoir demeuré rue de Castiglione, il habitait rue Saint-Florentin au début du règne de Charles X.

REMY (Pierre), notable menuisier à Paris, né en 1724, mort le Ier août 1 798 1 5. Fils d’un maître qui portait le même prénom et de Marie-Françoise Barat, il était, du côté maternel, petit-neveu de Gilles Joubert, ébéniste du RoiI+. Sa femme, Anne-Catherine Chenavat15, appartenait à une famille de menuisiers-chaisiers. Après son admission à la maîtrise le 8 mai 1750,

1. En 1788, l’année même de sa mort, il signait encore son nom en lettres gothiques: îlcitjcl (sic). (Arch. de la Seine. Bilans , cart. 72, faillite Grandin).

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