CHARLES RICHTER
Petite armoire en acajou incrusté, aux chiffres du comte de Provence. (South Kensington Muséum).
il dirigea un établissement considérable rue Poissonnière, ayant son domicile rue Beauregard'. Remy produisait avec succès des bois de sièges, mais sans se spécialiser dans cette fabrication; il travaillait aussi pour le bâtiment et faisait le commerce des bois d’industrie \
Les meubles qui portent son estampille P. REMY sont pour la plupart de fort beaux ouvrages, richement sculptés et dorés. On peut citer en exemple un mobilier de salon Louis XV de l’ancienne collection R. Suarès1 2 3, deux curieuses banquettes d’ébrasement de fenêtres, longues et très basses, ayant appartenu à M. Jacques Doucet4, et une suite de fauteuils Louis XVI qui ornent le salon de Mme la comtesse de Coulombiers au château de la Victoire, près Senlis.
RENAULT (Pierre-François), ouvrier ébéniste, né à Charenton en 1770, est inscrit sur la liste des Vainqueurs de la Bastille; il fit ensuite campagne dans l’Ouest comme sous-officier de canonniers 5 *.
RENAULT (René), menuisier à Tours, reçu maître le 15 mai 1747, fut élu juré de sa communauté en 1767 et chargé une seconde fois de ces fonctions en 1775. Cet artisan, établi rue de la Scellerie, confectionnait des armoires, buffets et commodes de chêne et de noyer. En 1777, la corporation lui intenta un procès, parce qu’il avait consenti à faire de pareils ouvrages avec des bois défectueux, pour le compte d’un marchand de la ville, nommé Bruelle de Fleury. Une sentence de police condamna les deux coupables à l’amende et autorisa la confiscation des meubles qui motivaient les poursuites b.
RENI, ébéniste italien, obtint en 1755 l’autorisation de se fixer à Nîmes 7.
RENIE (Jacques-Henri), né à Gagny en 1752, était compagnon ébéniste au faubourg Saint- Antoine lorsqu’il prit part au siège de la Bastille8.
RENSMAN (Henri), fabricant et marchand de meubles, originaire d’Allemagne, demeurait en 1798 à Paris, place des Vosges (alors place de l’Indivisibilité), et eut à cette époque des relations d’affaires avec le marchand Collignon9. Après 1805, il se transporta rue Neuve-Saint- Gilles,où son établissement existait encore en 1825 I0.— Théodore, dit le jeune, collabora d’abord avec Henri sous la raison sociale « Rensman frères11 » ; il fonda ensuite une autre maison qui disparut avant la fin de l’Empire.
REUZE (François), menuisier en meubles, né en 1716, mort à Paris le 17 mars 1799 I2. Fils du menuisier Pierre Reuze, dont la veuve s’éteignit en 1764 âgée de quatre-vingt-douze ans I3,