‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 35 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

toire1 2 3. Il semble alors s’être retiré des affaires pour terminer ses jours à la campagne. On lui doit des ébénisteries de bonne fabrication courante, signées de l’estampille F. BIRCKÊL. Une petite table de dame, en bois de placage, portant cette marque, figurait dans l’ancienne collection Marcel Zambauxff

BIRCKLÉ (Jacques), l’un des fournisseurs du Garde-meuble sous Louis XVI, né en 1734, mort à Paris le 7 mars 1803 5. D’abord ouvrier libre rue de Charenton 4, il passa maître le 30 juillet 1764 s et se fixa ensuite rue Saint-Nicolas. On le connaissait depuis longtemps comme un artisan actif et soigneux6, quand il fut appelé en 1785 à travailler pour le mobilier royal. Pendant les quatre années suivantes, Bircklé produisit de nombreux ouvrages en acajou et en bois de rose, destinés au service des Enfants de France, du duc d’Orléans, du marquis d’Aumont, de M. de Calonne, des princesses deTingry et de Lamballe7. En 1787, il fit plusieurs commodes de bois satiné, avec des ornements dorés d’or moulu, pour les appartements de la Reine à Saint-Cloud8. Il concourut encore activement à meubler le pavillon de Madame Élisabeth au Grand-Montreuil9. Ses fournitures pour la Couronne cessèrent en 1789, mais sa maison ne périclita pas sous la Révolution. Conservée après lui par son fils, elle existait encore en 1825 10.

Ses productions sont signées I. BIRCKLE. A l’Exposition centennale de 1900, Mrae Pierre Lefèvre présenta une commode de marqueterie provenant de l’atelier de cet ébéniste Un autre appartient à la Bibliothèque de la ville de Versailles, et, dans l’ancienne collection de Mme la comtesse Benedetti, se trouvait un meuble analogue décoré d’une corbeille de fleurs I2. Notre planche V montre un petit bureau du même auteur, ayant paru à la vente Louise Balthy (juillet 1917).

BIRCLET (Laurent-Charles), dit le Jeune , était frère du précédent, bien qu’il écrivît son nom d’une manière différente. Dans sa jeunesse il travailla pour les magasins du marchand-ébéniste Migeon, fournisseur delà Cour'5. Reçu maître le 20 octobre 1766 I4, il continua d’habiter rue de Charenton, où il mourut, vers l’âge de quarante ans, au commencement de juillet 1776 I5. J’ai trouvé sa marque L. C. BIRCLÉT sur une commode Louis XV en bois de violette, d’une forme assez singulière, n’offrant que deux tiroirs de faible hauteur.

BIRGKAN (Sébastien) débuta comme ouvrier de l’ébéniste Beneman, qui l’employait en 1786 à des travaux pour la Couronne16. Après la suppression des communautés profession-

1. Annonces , Affiches, Avis divers, an IV, p. 3408 (sous le nom de « Frédéric Bezekel »).

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