LEONARD BOUDIN
Commode Louis XV en marqueterie à fleurs ( anc . coll. II. J. A/...).
nelles, Birgkan s’installa cour Saint-Martin, rue de Breteuil. Ses réclames disent qu’il tenait « fabrique et magasin de meubles curieux et utiles dans le genre le plus nouveau », et joignait à ses talents d’ébéniste ceux de mécanicien \ En 1794, manquant d’ouvrage, il soumissionna pour une fourniture de crosses de fusils destinées aux armées1 2 3. Quelques mois plus tard, il transporta son établissement rue Neuve-des-Petits-Champs, au coin de la rue de la Vrilliére \ Il décéda le 10 août 1800 4 5.
BIRKEL. Voy. Birckel.
BLANCHARD, fabricant de billards à Paris, se qualifiait en 1791 « menuisier de M. d’Orléans » s. Établi d’abord à la Haute-Courtille, il vint demeurer en 1792 sur la chaussée de Belleville, n° 299, près du boulevard 6. Durant plusieurs années, il fit paraître dans les Petites Affiches de très nombreuses annonces pour ses marchandises.
BLANCHARD, famille parisienne de menuisiers en meubles.
Le premier connu, Nicolas, maître en 1738, résidait rue de Cléry 7. 11 exerçait encore en 1749, date à laquelle il prit part à un procès contre des ouvriers chaisiers qui avaient formé une coalition pour faire augmenter leurs salaires 8. Il a laissé l’estampille BLANCHARD, sans initiale de prénom, sur des sièges en noyer ornés de rocailles.
Silvain-Nicolas, fils aîné du précédent, né en 1725 9, obtint la maîtrise dès l’âge de dix-huit ans, le 17 août 1743 I0. Il ouvrit ensuite une boutique, dans la même rue que son père, près de la porte Saint-Denis, sous l’enseigne du Chat blanc11. En 1758, ce menuisier fut désigné comme arbitre par les juges-consuls dans un litige entre son confrère Annest et un marchand de meubles I2. Il mourut vraisemblablement avant la fin du règne de Louis XV. On lui doit des ouvrages de cette époque, signés S. BLANCHARD, parmi lesquels j’ai remarqué un petit tabouret oblong, d’un dessin fort gracieux.
Jean-Nicolas, dit le Jeune, frère du précédent, né vers 1730, se fit recevoir maître le 12 juin 1771 î3, sans doute après la mort de Silvain, dont il conserva l’atelier, rue de Cléry, au Chat blanc I4. Il devint l’un des fournisseurs de la famille royale. En 1776, le comte d’Artois lui fit exécuter la menuiserie d’un ameublement destiné au salon Darticulier de la comtesse de La
Marck, dans le château de Saint-Germain-en-Laye IS. La commande comprenait treize pièces à dossier ovale qui furent ornées par le sculpteur J. -B. Rode16. Quelques années plus tard, en collaboration avec un autre sculpteur, Antoine Rascalon, Blanchard fit le salon d’été de Mesdames, tantes du Roi, au château de Bellevue. Ce magnifique mobilier, dont les bois coûtèrent