‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 353 sur 397 · Arch. nat. R · texte numérisé non relu

Arch. nat. R

maîtrise le 2 juin 1782 ', Bergé transféra son atelier rue de Richelieu, d’où il disparut vers

SCHEFFER (Jean-Conrad SŒL\FFER ou), reçu maître à Paris le 28 septembre 1786 % s’installa dans le quartier de la Ville-l’Èvêque, place du Marché d’Aguesseau. Cet ébéniste publia dans les Petites Affiches plusieurs annonces concernant des meubles richement garnis de fontes dorées 1 2 3. Il travaillait encore au début de l’Empire 4 5.

SCHEY (Fidelis ou Fidely), vulgairement connu sous son seul prénom qu’il écrivait Fidellij s, passa maître à Paris le 5 février 1777 et devint en 1783 député ou conseiller de sa corporation 6. Marié à une sœur de l’ébéniste Montigny 7, il demeura dans le voisinage de ce dernier, rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis l’hospice des Enfants Trouvés. Son atelier fabriquait avec succès des meubles de luxe et de fantaisie, tels que des guéridons à patins faisant toilette, des chiffonnières, des tables de nuit à cylindre, des secrétaires surmontés d’une bibliothèque 8. En 1786, il exécuta pour la Couronne plusieurs tables à jeu destinées au château de Fontainebleau 9. Il mourut le 29 juillet 1788 I0. Cet artisan, qui signait F. SCHEY, a laissé de nombreux ouvrages, d’une facture soignée, mais d’un style assez froid. La plupart sont en acajou, comme un meuble d’entre-deux à étagères latérales reproduit dans le catalogue de la vente Louise Balthy”, un beau bureau que j’ai vu chez M. G. Relier, et une paire de petites commodes de la collection Puiforcat. Le musée de Chaalis renferme un secrétaire du même auteur, avec des panneaux de placages encadrés de grecques. Comme autre exemple de ses travaux de marqueterie, on peut citer une table-coiffeuse, décorée d’entrelacs et rosaces, qui appartient au comte de Kervéguen.

SCHILLER (Jean-Martin SCHÜLER, dit), né en 1753 à Sleide, près Leipzig; mort à Paris le 22 mai 1812 I2. Il était artisan libre au faubourg Saint-Antoine quand une saisie de ses ouvrages par la jurande des menuisiers lui fit solliciter la maîtrise, qu’il obtint le 27 juin 1781 n. Trois ans plus tard, il se maria dans la chapelle de l’Ambassade de Suède, ayant pour témoin son confrère Philippe Feuerstein I4. Cet ébéniste résida successivement rue Saint-Nicolas et rue du

Faubourg Saint-Antoine, n° 97. On connaît

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