CLAUDE-CHARLES SAUNIER
i. Secrétaire en marqueterie, exécuté vers 1772 (coll. Wallace à Londres).
2. Grande console Louis XVI en ébène et citronnier ( anc. coll. Casim ir-P crier ).
plusieurs ouvrages de ce genre, façonnés en acajou comme l’exemplaire de Fontainebleau. L’ancienne collection du marquis de Biron comprenait deux pièces analogues plaquées d’ébène Notre planche LIX en montre une autre, qui dépendait de la succession de Mme Casimir-Perier 1 2. Le marquis de La Guiche possède, au château de Chaumont (Saône-et-Loire), une paire d’admirables buffets à panneaux de laque commandés à Saunier par un de ses ancêtres.
La Révolution n’arrêta point la carrière de notre artiste, qui continuait à travailler sous le Directoire, rue du Faubourg [Saint] Antoine, n° 42. Son nom est cité dans les annuaires jusqu’en 1799 3. Peu après il perdit sa femme, Antoinette Pierre 4 5 6. Il avait alors soixante-six ans ; mais, ne pouvant sans doute endurer la solitude dans l’inaction de la vieillesse, il épousa bientôt en secondes noces Anne-Françoise Vérinet, avec laquelle il demeurait rue Saint-Claude au terme de sa vie s.
SAUVAGE (Philippe-Amboise) n’était pas, comme on l’a dit, un fabricant de meubles, mais un marchand parisien, établi rue Montmartre vers le début du règne de Louis XVI é. Le Garde- Meuble lui acheta plusieurs grandes commodes en marqueterie, qui furent plus tard restaurées par Beneman pour les appartements de la Reine à Versailles et à Compiègne 7 .
SAVARD (Dieudonné-Grégoire), devenu maître à Paris le 27 juillet 1763, travailla cour de la Juiverie au faubourg Saint-Antoine jusqu’en 1787 8.
SAVEREAU (Aimé) fut ébéniste à Nantes, où sa veuve, Aimée Silmont, mourut en 1764, âgée de quatre-vingt-quatre ans 9.
SCHEFFER (François), né vers 1749 IO, se fixa de bonne heure à Paris et adopta le pseudonyme de Berger ou Bergé, traduction française de son nom allemand. Il exerça d’abord comme ouvrier libre dans l’enclos privilégié des Quinze-Vingts, sur la paroisse Saint-Rémy. A cette époque, il faisait surtout des petits meubles en bois de rose, qu’il ornait de cuivres fondus par Huon, ciselés par Rousseau, dorés par Lemoine et Viviez. Une de ses premières clientes fut la marquise de Marigny à laquelle il livra, entre autres pièces, un lit à la turque. La comtesse de Serrant lui commanda deux petits secrétaires, une table à corbeille et un perchoir de perroquet. Il fournit aussi des ouvrages au prince d’Arenberg ". Obligé de vendre à crédit et manquant de capitaux pour soutenir son entreprise, Bergé dut suspendre ses payements le 7 août 1779 12 et demander un concordat à ses créanciers. L’année suivante, il terminait pour le service du comte d’Artois, au pavillon de Bagatelle, une importante bibliothèque en acajou moucheté, avec des colonnes et pilastres à chapiteaux de bois jaune. Ce meuble, qu’il construisit sur les dessins de l’architecte Belanger, lui fut payé 3.340 livres IJ. Après avoir pris tardivement des lettres de