GASPAR SCHNEIDER
Commode demi-lune en acajou moucheté, époque Louis XYI. ( coll . de l’auteur).
JEAN-GEORGESSCI-ILICHTIG.
Commode fin Louis XV en marqueterie de bois, d'ivoire et de nacre, aux chiffres de Marie-Antoinette.
( Musée du Louvre, coll. Camondo).
Schneider en avait assumé l’entreprise moyennant un forfait annuel de 800 livres. Comme fonctionnaire de la Couronne, il recevait de plus 100 livres de gages par semestre et un habillement de cérémonie en drap bleu brodé d’argent h II mourut le 28 février 1769 \ Son fils Georges continua de restaurer les marqueteries de la table volante, en partageant le forfait d’entretien avec le serrurier J. -B. Jonquet 3.
SCHNEIDER (Jean-Joseph), compagnon ébéniste, domicilié rue Saint-Nicolas, au faubourg Saint-Antoine, fut un des Vainqueurs de la Bastille4.
SCHÜLER (Jean-Martin), dit SCHILLER. Voy. ce nom.
SCHÜLLER (Jean-Philippe), né en 1734 à Nassau-Weilbourg (Hesse) 5, se fit recevoir maître à Paris le 21 janvier 1767 et s’installa rue de la Petite -Truanderie, où il travaillait encore vers la fin du règne de Louis XVI6. On a trouvé sa marque I. P. SCHÜLLER sur des ébénisteries de bonne fabrication courante.
SCHWARTZ, établi sous le Consulat rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Traversière, faisait au goût du jour des commodes, des secrétaires et des chiffonniers à figures dorées ou bronzées, ainsi que des bois de lit ornés du même genre de sculptures 7 .
SCHWERDFEGER (Jean-Ferdinand), natif d’Allemagne, résidait à Paris en 1760, date à laquelle il assista au mariage de son confrère Jean Stumpff, dans la chapelle de l’Ambassade de Suède8. Cependant il ne passa maître que longtemps plus tard, le 26 mai 1 786 9. L’année suivante, il exécuta l’ébénisterie du magnifique serre-bijoux offert à la Reine par la Ville de Paris et qui se trouve maintenant au palais de Versailles (planche LXI). Ce grand cabinet, construit en bois d'acajou, repose sur huit pieds dans la forme decarquois. Ses panneaux disparaissent sous une profusion de cuivres précieux, accompagnés par des porcelaines de Sèvres, des incrustations de nacre, des peintures sous verre. Aux montants, quatre cariatides de bronze doré symbolisent les Saisons. Le couronnement est formé par des figures allégoriques, qui soutenaient le diadème royal aujourd’hui disparu. Le ciseleur Thomire et le peintre Degault concoururent à la décoration de ce chef-d’œuvre, entrepris sous la direction de Bonnefoy- Duplan, garde-meuble de Marie-Antoinette au Petit Trianon I0. Outre ce morceau capital, Schwerdfeger a laissé des ouvrages en acajou, remarquables par leur style recherché et la finesse de leur facture. Le legs Schlichting en a fait entrer un exemplaire au musée du Louvre : c’est une curieuse table à ouvrage, ornée de bronzes qui simulent des vanneries Dans l’ancienne collection Demonts figurait une autre petite table du même auteur, composée dans un goût non moins original I2. Cet ébéniste demeurait rue Saint-Sébastien, où il continua d’exercer au
1. Nouv. Arch. del’Artfr., 1888, p. 249. 7. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 3930. Jour-
2. Arch. nat. O1. 2270, fol. 302 v°. naldu tap. Benoist (an XII et XIII).
3. Id., ibid. , fol. 303 ; O1. 2272, fol. 289 et 393. 8. Arch. de PÉgl. luth, de Paris. Premier Reg. de la chapelle
4. Id. T. 514 s 5. Papiers du député Osselin. Liste des de Suède, 23 avril 1760. L’ébéniste a signé l’acte : Johann Fer di-
Vainqueurs de la Bastille, n° 217. nandt Schwerdtfegér .
5. Id. Y. 14420, 27 janv.-2i fév. 1772. — Arch. de 9. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1782-1789.
l’Égl. luth, de Paris. Reg. des Mariages célébrés en la chapelle de 10. Mm« Campan. Mémoires, t. I, p. 304.
l'Amb. de Suède, de 1764 à 1806. Mariage de Jean-Philippe 11. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Mobilier du XVII e et Schuller et de Frédérique-Catherine Weinin, 29 janv. 1765. du XVIIIe siècle, 2e éd., Paris [1922], n° 82.
6. Liste générale des M«s Men.-Ebén. de Paris, 1782-1787. 12. Vente à Paris, 25 mai 1921, n° 233 (reprod.).
moins jusqu’en 1798 Les productions de son atelier portent parfois une marque de maîtrise dans la forme usuelle : F. SCHWERDFEGER ; mais l’artiste signait souvent ses œuvres au moyen de lettres détachées, qu’il estampillait une à une, en variant les inscriptions.
Celle que présente la petite table du Louvre est ainsi conçue :
FERDINAND SCHWERDFEGER ME. EBENISTE. APARIS. 1788.
SECRÉTAIN, exerçant à Paris, comme ouvrier libre, du temps de Louis XVI, produisait spécialement des consoles en bois sculpté \
SECRETANT (François), tenait fabrique et magasin d’ébénisteries à Paris, boulevard des Italiens, au coin de la rue Favart, sous le Directoire et le Consulat1 2 3.
SÉFERT (Pierre-François CEPHERT 4, dit), menuisier en sièges, reçu maître à Paris le 26 avril 1780 5, demeura successivement rue Saint-Nicolas et rue de Charenton durant une trentaine d’années6. Il a laissé de jolis ouvrages dans le style Louis XVI, signés P. F. SEFERT. Sous l’Empire cet artisan fournit à la Couronne plusieurs mobiliers de salon fabriqués en série, comprenant chacun six grands fauteuils, six cabriolets, six chaises, un canapé, deux bergères en gondole et deux tabourets 7.
SEMFT (Benoît), compagnon ébéniste d’origine autrichienne, né à Vienne en 1753, travaillait dans le faubourg Saint-Antoine lorsqu’il prit part au siège de la Bastille. Après le 10 août, il fut nommé brigadier à la compagnie des canonniers de la 33e division de gendarmerie 8.
SÉNÉ, famille parisienne d’habiles menuisiers en meubles.
Le plus ancien, Jean, né vraisemblablement vers 1695, exerçait dans le quartier de la Villeneuve au milieu du dix-huitième siècle 9. Ce maître ne signa ses travaux que sur la fin de sa période d’activité, quand l’usage des estampilles devint obligatoire. Il adopta alors la marque SENE. LEPERE (sic) pour distinguer ses ouvrages de ceux de son fils Claude. On lui doit quelques sièges richement sculptés, à décor de rocailles, cartouches et feuillages. Un fauteuil de ce genre figurait dans l’ancienne collection Zarine I0.
Claude I, fils du précédent, né en 1724 “, prit ses lettres de maîtrise le 20 juillet 1743 ,2. Ayant épousé une sœur du menuisier Jean-Étienne Saint-Georges I?, il s’installa avec son beaufrère rue de Cléry, en face de la rue Saint-Philippe ; mais, bien que possédant le même atelier,