Arch. de la Seine. Bilans, cart. 60, 25 janv
15. Arch. nat. O1. 3634 (mémoires de Hauré, Ier et 2e sem. 1785); O'. 3650.
16. On le trouve cité comme débiteur insolvable du march. de bois Cuvyer, dans le bilan déposé par ce négociant le 5 mai 1806 (Arch. de la Seine, Bilans, cart. 105).
ctu F. DE SALVERTE. — LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIÈCLE.
Planche LXI
FERDINAND SCHWERDFEGER.
Armoire à bijoux exécuté en .787 pour la reine Marie-Antoinette (Palais de Versailles).
de la rosace intercalée dans l’autre estampille. J’ai trouvé sa marque sur une suite de jolis sièges conservés au château de Roquemont, à Luzarches (S.-et-O.) et provenant de Sophie Arnould qui habita cette demeure.
SERRE, transcription fautive du nom de Séné.
SERRURIER (Charles-Joseph), menuisier-ébéniste, reçu maître à Paris le 3 septembre 1783 ', exerçait rue Traversière-Saint-Antoine. Cet artisan, qui ne semble avoir fait que des meubles communs, jouissait d’une bonne réputation pour cette sorte d’ouvrages 2. Sous Louis XVI, il fournit à la Couronne de nombreux articles, tels que des meubles de garde-robe en noyer, des bureaux noircis et des commodes de bois teint imitant l’acajou3. Sa maison est citée dans les annuaires jusqu’en 1813 4.
SÉVERIN (Nicolas-Pierre), ébéniste parisien, né en 1728, mort le 27 décembre 1798 s. Il était fils de Pierre Séverin, artisan privilégié du faubourg Saint-Antoine 6 auprès duquel il travailla dans sa jeunesse. Des lettres de maîtrise lui furent délivrées le 26 juillet 1 7 5 7 7, mais il ne les fit enregistrer au Châtelet que sept ans plus tard 8. Il s’établit alors pour son compte rue Dauphine, où il demeura le reste de sa vie9. Les Tablettes de Renommée parues en 1772 le mentionnentsous le nom de « Sevrir », et disent qu’il possédait le secret d’un vernis anglais donnant aux cuivres la couleur de l’or. Il avait des titres plus sérieux pour figurer dans cet almanach. Le talent avec lequel il copiait et réparait les meubles de Boulle lui mérita l’honneur d’être employé par la Cour à des travaux de ce genre. Son estampille N. P. SEVERIN est imprimée, conjointement avec celle de son confrère Levasseur, sur deux grands piédestaux en ébène, incrustés de cuivre et d’étain, qui proviennent de l’ancien mobilier royal et sont maintenant exposés au musée du Louvre10. Ce maître a laissé d’autres bons ouvrages, tels qu’une commode demi-lune en acajoudépendant des collections de Chaalis, et une gaîne d’horloge en marqueterie à fleurs repro, duite dans le catalogue de la vente T. Broët11. L’ancien cabinet de M. J. Dubois renfermait un meuble original du même ébéniste : une sorte de bureau à deux corps, avec des tiroirs masqués par les portes et une tablette à écrire glissant dans la ceinture I2.
Pierre-Charlemagne, sans doute fils du précédent, devint maître le 22 août 1787 I3. Il résida d’abord rue de la Harpe, puis rue Traînée jusque vers 1812 *4.
SÉVIN exerçait la profession d’ébéniste à Versailles sous Louis XVI IJ.
SEVRIR. Voy. Séverin.