‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 365 sur 397 · Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 10, 6 fév · texte numérisé non relu

Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 10, 6 fév

7. Arch. dép. de Seine-et-Oise. Domaines nationaux. Procès- Verb. de la Vente du mobilier delà Liste civile, 1793-an II.

8. Alm. du Commerce, an VII. — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 95, bil. du march. de meubles Trintzius, an XI. — Arch. de l’Église luthérienne de Paris. Reg. des mariages célébrés à l’Amb. de Suède, p. 298 et 300.

SORMANT (Pierre), maître parisien, sur lequel les renseignements font défaut. Nous savons seulement que sa veuve mourut en 1737, Grande rue de Taranne, paroisse Saint-Sulpice; elle était sœur de J.-B. Michel, maire de la ville de Barjac en Languedoc

SOTTOT (Jean-Laurent) exploita un atelier de meubles rue du Faubourg Saint-Antoine, entre 1790 et 17991 2 3. Pendant la Terreur, cet ébéniste fut juré auprès du tribunal criminel de Paris5. Il réussit mal dans ses affaires et cessa son commerce étant insolvable4.

SPINDLER 5, dit le jeune, ébéniste bavarois, natif de Bayreuth, concourut aux embellissements des palais royaux de Prusse depuis 1765 jusque vers 1770. Peut-être, avant de se rendre à Berlin, avait-il fait un séjour à Paris, car le livre de l’ébéniste Migeon mentionne un ouvrier du nom de « Spintler », domicilié en 1756 rue du Faubourg Saint-Antoine6. En tous cas cet artiste s’inspira de notre style Louis XV pour créer des ouvrages qui comptent parmi les plus brillantes productions du rococo allemand. L’œuvre capitale de Spindler est une grande commode que Frédéric II employait comme serre-papiers dans son cabinet de travail au Nouveau-palais de Postdam. D’une forme bizarre, surchargé d’appliques en argent, ce meuble somptueux présente sur la tablette, aussi bien que sur les trois faces, d’admirables marqueteries à dessins de fleurs, rubans et attributs, nuancés en bois de couleurs avec des incrustations de nacre (pl. LXIV).

ST ADLER (Charles-Antoine) travailla comme artisan libre dans la cour de la Juiverie 7 , à l’entrée du faubourg Saint-Antoine, avant de prendre ses lettres de maîtrise le 13 novembre 1776 8 ; il fut nommé quelques années plus tard député ou conseiller de sa corporation 9. Veuf encore jeune IO,cet artisan se remaria avec la fille unique de l’ébéniste Leleu,dont il devint l’associé En 1785, le beau-père et le gendre sont nommés conjointement dans les archives du Garde-meuble pour la fourniture de tables à jeu destinées aux maisons royales12. Vers la même époque, on les trouve cités ensemble dans les registres des dépenses du prince de Condé à l’occasion d’ouvrages concernant le Palais-Bourbon et le château de Villegenis IJ. Après la mort de Leleu, Stadler conserva seul l’établissement de la rue Royale, devenue rue Nationale, puis des Vosges14. Il continua d’exercer jusqu’en 181115.

STENTSTRÔM (Nils-Petter) ,é, habile ébéniste suédois, servit dans sa jeunesse comme volontaire aux Gardes du corps, puis entra en apprentissage chez Georges Haupt et obtint la maîtrise à Stockholm le 21 décembre 1782. Bientôt après, il entreprit l’exécution d’une armoire

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