‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 379 sur 397 · Liste générale..., 1782-1789. l9°9> P- 253 et suiv · texte numérisé non relu

Liste générale..., 1782-1789. l9°9> P- 253 et suiv

Cte F. DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES DU XVIIIe SIECLE.

Planche LXIV

NILS-PETTER STENTSTRÔM.

Armoire en marqueterie exécutée en 1784 pour Gustave III de Suède. ( Château royal de Drotlningholm ).

SP1NDLER le jeune.

Grande commode en marqueterie de bois et de nacre, exécutée pour l'rédéric II de I russe

(Nouveau Palais de Posldam).

ayant agi « sans mauvaises intentions ». Il rentra ensuite dans l’ombre. On sait seulement qu’il parvint à se faufiler dans la police secrète du Directoire.

TRINTZIUS (Jean-Henri), probablement d’origine prussienne, tenait en 1790 un atelier rue du Faubourg Saint-Antoine !. Six ans plus tard, à la mort de son beau-père, le brocanteur Monnot1 2, il s’établit marchand de meubles rue Saint-Marc, au coin de la rue Feydeau. On trouvait chez lui quantité d’ébénisteries en acajou dans le goût antique, comme des secrétaires surmontés d’une bibliothèque, des bureaux à cylindre, des bonheur-du-jour, tricoteuses, athéniennes, etc. 3. Sa maison fit faillite en juillet 1803 4 5 6.

TUARD (Te an-Baptiste), reçu maître ébéniste à Paris le Ier février 1741 s, commença par travailler dans le cloître Saint-Germain-l’Auxerrois é. Entre 1744 et 1753, il fournit aux Menus- Plaisirs divers ouvrages en bois des Indes, parmi lesquels deux tables ployantes à pieds de biche, garnies de velours vert, avec des ressorts dorés, pour le service du Dauphin 7 . Il acquit ensuite rue Saint-Honoré, près de la rue des Prouvaires 8, un fonds de marchand-mercier, cité dans les Tablettes de Renommée (y*] 7 2-17 7 7') comme l’un des principaux magasins de la capitale pour les meubles et les porcelaines. Il mourut vers 1781, laissant un fils, qui continua son commerce sans être fabricant 9.

Ses premières productions sont estampillées I. B. TUART. On trouve cette empreinte sur des pièces de style Louis XV, en laque et en bois de couleur, souvent garnies de beaux cuivres. Une commode de marqueterie, signée de la sorte, fut présentée par M. Stettiner à l’Exposition des Arts décoratifs de 188210. Sous Louis XVI, le maître fit usage d’un autre fer imprimant J. B. TUART en lettres plus petites. Je possède un bureau à cylindre en acajou, plusieurs fois frappé de cette marque, et qui conserve dans un tiroir les fragments d’une étiquette où l’on peut lire: « Au Chateau de Bellevue, rue Saint-Honoré,... attenant F Hôtel des Amériquains,... Tuart, marchand, tient magasin d’Ebénisterie,... Commodes, Trictracs, Coffres, Bidets de campagne, Chaufferettes de voiture et appartement, Nécessaires pour hommes et pour femmes, Paravents Ecrans. Il remet à neuf les anciens Meubles et les Bronzes ».

TURCOT (Pierre-Claude), passé maître à Paris le 23 juin 1734, exerça jusqu’en 1782, date de sa mort Après avoir demeuré rue Saint-Nicolas ,2,il résidait depuis une trentaine d’années

1. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 79, faillite du nég. Isaac Simon, 2 août 1790.

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